« L’éducation n’est pas un sujet de distraction ! »

Mohamed Mechehouri

L’éducation est une question subjective et objective. L’éducation est d’abord une question subjective parce si elle n’était pas publique et gratuite,le pauvre bonhomme que je suis aurait été un berger faisant paître les moutons dans le haut de la montagne ou au mieux un immigré clandestinen Italie. L’éducation est aussi une question objective car la renaissance du Maroc indépendant s’est appuyée sur les épaules et les cerveaux des modestes fils de ce peuple,diplômés de l’école publique.
L’évocation de cette question a été dictée par la recommandation émise par le Conseil supérieur de l’éducation et de la formation, qui a été relayée par les médias et qui est à l’origine un ballon d’essai pour sonder les positions des Marocains à l’égard de cette intention de porter atteinte à la gratuité de l’enseignementpublic.
Sans prendre la peined’attendre des réactions, ceux qui sont derrière cette « proposition/hérésie »devraient se rendre compte qu’ils jouent avec le feu et que le Marocain démuni, voire moyen, qui ponctionnesesdépenses d’alimentation, d’habillement, de santé et de divertissement afin d’être capable d’accompagner les dépensesde ses enfants dans l’enseignement public (achat de manuels et de fournitures scolaires, vêtements, le transport,connexion à Internet, …), ne peut pas supporter la « privatisation » de l’enseignement.
Porter un coup fatal à ce droit humain, avant qu’il ne soit constitutionnel, laissera laportegrande ouvertedevant tous des dérapages dont la nature et l’envergure nesont prévisibles que par Dieu seul. Ne devrions-nous pas nous contenter du fait que notre société fait face à plusieurs maux, tels la déperdition scolaire, la recrudescence de la délinquance juvénile et de la prise de psychotropes et l’usage de sabres par nos jeunes ;maux qui constituent désormais une préoccupation quotidienne des agents de police ?Quel deviendrait alors notre société si les portesdes écoles sont fermées devant nos enfants ? Je laisse à ceux qui ont émis ladite « recommandation » toute latitude pour imaginer la scène.
De grâce…laissez le peuple vivre…épargnez à ses fils la dernière lueur d’espoir : le droit à l’enseignement.
« L’éducation n’est pas un sujet de distraction ! »

Dans un communiqué publié à l’issue desa réunion ordinaire, le Bureau politique du Mouvement Populaire :
– se félicite desVisites Royalesaux pays d’Afrique et de la réussite du Maroc dans l’organisation de la « COP 22 »
– salue la Haute Sollicitude Royale envers les habitants des zones montagneuses pour faire face à la vague de froid et de pluies
– soutient l’approche de négociation du Secrétaire général du parti et lui renouvellele mandat pour poursuivre les consultations portant sur la formation du gouvernement

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Le Bureau politique du Mouvement Populaire a tenu sa réunion ordinaire, le mercredi 23 novembre 2016. Les membres du Bureau politique du parti ont entamé leur réunion en se félicitant et en exprimant leur fierté des Visites Royalesqui se poursuiventà un certain nombre de pays d’Afrique ; lesquelles visites reflètent le rôle pionnier que le Maroc doit jouer au niveau du continent africain et la volonté réelle du Maroc de développer un partenariat équilibré et multidimensionnel entre les pays du Sud,en général, et les pays africains, en particulier,pour qu’ils saisissent de leurs mains le sort de leur croissance et de leur progrès.

Un nouvel exercice démocratique

Mohamed Mechehouri

Ainsi sont les règles de négociationqui sont régies par le dicton égyptienénonçant que « le dialogue consiste à parler et à écouter ».
Ces règles sont en vigueur dans les conventions entre les Etats et dans les négociations multilatérales dans les domaines du commerce international,du changement climatique et de la réduction des armes nucléaires. S’il était possible de satisfairedes plateformes,des résolutions et des recommandations déjà prêtes, il n’aurait pas été nécessaire à l’origine de s’asseoir à la table du dialogue.

La situation de « blocage » est la résultante de consultations dominées par la logique consistant à « combler le vide »
Le Maroc a besoin d’un gouvernement harmonieux, efficace et doté d’un programme

Mohamed Mechehouri

Afin de saisir les vraies raisons de la situation de « blocage » que connait le processus de formation du nouveau gouvernement après le scrutin du 07 octobre dernier, il s’avère nécessaire de revenir un peu en arrière et d’essayer de se rappeler la probable crise politique que la première compositiondu gouvernement de M. AbdelillahBenkiranallait traverser après que lenouveau Secrétaire général à l’époquedu Parti de l’Istiqlal avait intimé aux ministres de son parti de démissionner duditgouvernement. Ce qui avait nécessité à l’époque de recourir au parti du Rassemblement National des Indépendants (RNI) en vue de remplacerle Parti de l’Istiqlalet ce, en dépit des tensionsqui avaient caractérisé la relation du RNI avec le Parti de la Justice et duDéveloppement (PJD) et qui avaient dépassées toutes les règles de courtoisie qui doivent régir les relations entre les protagonistespolitiques.