M. Laenser représente Sa Majesté le Roi à la cérémonie d’investiture du nouveau président de la République du Cap Vert

Le Ministre d’Etat, M. Mohand Laenser, s’est rendu, jeudi dernier à Praia, pour représenter Sa Majesté le Roi Mohammed VI à la cérémonie d’investiture du nouveau président de la République du Cap Vert, M. Jorge Carlos de Almeida Fonseca.

M. Jorge Carlos Fonseca, candidat du Mouvement pour la Démocratie (libéral), avait remporté le second tour de l’élection présidentielle organisé le 21 août au Cap-Vert, avec 54,53% des suffrages, face à M. Manuel Inocencio Sousa, candidat du Parti africain pour l’indépendance du Cap-vert (socialiste).

En préparation des prochaines échéances électorales
Formation de 4 commissions partisanes

Une réunion élargie a été tenue, mercredi dernier, au siège du Secrétariat Général du Mouvement Populaire, sous la présidence de M. Lahcen Haddad, membre du Bureau Politique du Parti, lors de laquelle a été décidée la formation des quatre commissions suivantes :

– la Commission de la plateforme électorale, qui veillera à l’élaboration d’un programme électoral sur la base de critères concrets, réalistes et réalisables ; 

– la commission de la communication, à laquelle a été confié la diffusion des messages du Mouvement Populaire parmi les rangs des catégories ciblées et de communiquer avec les médias, en s’appuyant sur ​​les nouvelles technologies de l’information et de la communication ; 

– la commission de l’animation, chargée de l’organisation des conférences, des ateliers et des réunions régionales ;

– la commission d’accueil et de mobilisation, en charge de l’accueil des nouveaux adhérents et de la sensibilisation sur le Parti et son référentiel.

Par ailleurs, il a été décidé de tenir une deuxième réunion élargie, le vendredi 9 septembre à 17H au siège du Secrétariat Général du Parti.

Opinions mitigées des parlementaires à l’égard du projet de loi relatif à l’observation indépendante et neutre des élections
M. Moubdiî souligne la nécessaire identification des critères d’accréditation des instances d’observation

Les opinions des parlementaires étaient divergentes à l’égard du projet de loi relatif à l’observation indépendante et neutre des élections et ce, lors de leur discussion de ce projet lundi dernier devant la Commission de l’Intérieur, de la Décentralisation et de des Infrastructure à la Chambre des Représentants, en présence de M. Saâd Hassar, Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Intérieur. 

Ainsi, si plusieurs parlementaires ont fait l’éloge du projet de loi, le considérant comme un nouveau pas visant à associer des instances nationales et étrangères dans la mission consistant à assurer l’intégrité des élections, d’autres parlementaires ont critiqué certaines dispositions de ce projet de loi au motif qu’il « ne garantit pas l’observation indépendante et neutre des élections ». 

Dans ce contexte, M. Mohamed Moubdiî, Président du Groupe Haraki, a qualifié ce projet de loi de « texte avancé » ayant pour but d’institutionnaliser l’observation des élections, conformément aux dispositions de la nouvelle Constitution et aux principes des Nations Unies.

M. Moubdiî a souligné que les instances nationales et étrangères qui seront accréditées pour l’observation des élections doivent faire preuve de neutralité et de crédibilité, mettant l’accent sur la nécessité de définir les critères sur la base desquelles seront accréditées ces instances. 

Pour sa part, M. Khalil Dahi, du Groupe Istiqlalien pour l’Unité et l’Egalitarisme, a affirmé que le projet de loi relatif à l’observation des élections vient renforcer l’arsenal juridique relatif aux élections et combler le vide enregistré en la matière.

M. Dahi a relevé que ce projet de loi apporte la preuve de la bonne volonté du gouvernement à œuvrer pour que les prochaines échéances électorales se déroulent dans un climat de transparence, mettant l’accent sur la responsabilité qui incombe aux partis politiques pour garantir l’intégrité des échéances électorales. 

De son côté, M. Mohamed Al Aâraj, du Groupe Authenticité et modernité, a salué le contenu du projet de loi relatif aux conditions et modalités d’observation neutre et indépendante des élections, estimant que l’arsenal juridique ne peut garantir, à lui seul, la transparence des élections et appelant dans ce sens l’ensemble des acteurs à œuvrer à la moralisation de la vie politique. 

M. Noureddine Karbal, du Groupe de la Justice et du Développement, a, quant à lui, critiqué ce projet de loi, estimant que les cadres juridique et constitutionnel ne peuvent, à eux seuls, garantir une opération électorale intègre et transparente, appelant à cet effet à œuvrer à assurer les conditions d’un climat politique sain. 

M. Karbal a souligné, par ailleurs, la nécessité de créer une commission nationale d’accréditation des observateurs en remplacement de la commission relevant du Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH), en vue de garantir l’indépendance et la neutralité de cette commission. 

Il est à rappeler que le Ministre de l’Intérieur, M. Taieb Cherqaoui, avait présenté la semaine dernière le projet de loi relatif aux conditions et modalités d’observation neutre et indépendante des élections, qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions de la nouvelle Constitution. 

M. Cherqaoui avait souligné à cette occasion que la finalité principale de l’observation électorale est d’instituer l’action parallèle menée par l’observateur électoral aux côtés des pouvoirs publics, en vue de veiller à la transparence et à la liberté des élections et de garantir l’égalité des chances entre toutes les parties. 

Le Ministre de l’Intérieur avait indiqué en outre que ce projet de loi vise également à mettre en place un cadre juridique régissant les missions de l’observation électorale ayant accusé jusqu’à ici un vide juridique, surtout que le code électoral ne régit que l’opération d’observation des élections menée par les représentants des instances politiques. 

Le Mouvement pour la démocratie de la parité et le Mouvement civil des associations de jeunesses condamne la tentative de faire noyer le débat sur la représentation des femmes et des jeunes

Le Mouvement pour la démocratie de la parité et le Mouvement civil des associations de jeunesses a vigoureusement condamné les attitudes irresponsables de certaines dynamiques qui tentent en réalité de faire noyer le débat sur ​​la représentation des femmes et des jeunes et générer un conflit artificiel et sans fondement. 

Le Mouvement a réitéré son appel à garantir une juste représentations des jeunes, mais qui ne soit pas au détriment de la représentation des femmes, soulignant son rejet de la proposition du gouvernement portant le n° 27-11 portant sur la liste nationale des femmes et des jeunes et sur le découpage électoral, affirmant que cette proposition ne sert pas le progrès démocratique et ne garantit pas l’intégrité et la transparence de l’opération électorale.

Le Mouvement a appelé à œuvrer à l’instauration d’un parlement démocratique est ouvert qui satisfait aux aspirations du peuple marocain et ce, à travers la consécration d’une première liste nationale aux femmes qui leur garantit le tiers des sièges du Parlement dans la perspective de réaliser la parité et d’une seconde liste nationale aux jeunes femmes et aux jeunes hommes qui leur garantit 20% des sièges du Parlement, tout en veillant à assurer une représentation démocratique des femmes et des jeunes dans le cadre de la loi organique sur les partis politiques et un découpage électoral équitable qui consolide le mode de scrutin de liste et le développe sur la base de circonscriptions provinciales de nature à garantir l’intégrité et la transparence des élections, ainsi que la mise en place de commissions au sein du Parlement qui soient en mesure de répondre aux doléances soumises par les citoyens de manière générale. 

Pour leur part, plusieurs observateurs du paysage politique marocain considèrent que la nouvelle constitution va dans le sens d’instituer la parité au niveau des circonscriptions électorales, précisant que si on dispose de 90 circonscriptions électorales, par exemple, elles devraient être réparties de manière égale entre les femmes et les hommes, c’est à dire consacrer 45 circonscriptions aux femmes et 45 circonscriptions aux hommes.

Ces observateurs estiment que la parité dans le cadre du « quota », revendiquée aujourd’hui par certains mouvements féministes, constitue une tentative de détournement de la nouvelle constitution, affirmant que le débat actuel sur la représentation des femmes et des jeunes omet plusieurs éléments essentiels, à savoir la compétence, l’intégrité, la transparence et les défis internes et externes, en particulier ce qui se passe dans le monde arabe.

Ces observateurs ont ajouté que les enjeux pour certains se confinent à définir l’âge de 35 ans pour les jeunes d’identifier et à garantir l’accès de 60 femmes au Parlement, c’est à dire défendre la ségrégation sur la base de l’âge et du sexe, alors que ce qui est souhaité est de parvenir à un parlement démocratique qui satisfait aux aspirations du peuple marocain et qui soit en conformité avec l’esprit de la nouvelle constitution. Ce qui ne sera pas réalisable avec l’accès au Parlement d’une personne qui n’aura pas la possibilité de former un groupe parlementaire à l’instar de ce qui arrive maintenant, comme en témoigne la présence d’un parlementaire (Abdelbari Zemzemi) qui n’est pas membre d’un groupe parlementaire et qui n’a pas droit à la parole au sein du Parlement, bien qu’il ne manque pas de questions à soumettre et à débattre.

Ces observateurs ont conclu que la prochaine phase requiert de tous de tenir compte des défis internes et externes, et par conséquent de prendre en considération les critères de compétence et d’intégrité lors des prochaines élections et ce, affirmant que « la pratique politique démocratique ne se limite pas à la participation aux échéances électorales malgré leur importance, mais que cette pratique doit être fondée sur la confrontation des programmes et la compétition des compétences politiques capables d’exprimer les aspirations des Marocains, qui portent de plus en plus sur la gestion des affaires de la société dans toutes ses dimensions politiques, économiques, culturelles, sociales, environnementales, etc. ».

Le Mouvement Populaire adresse ses condoléances à Sa Majesté le Roi suite au décès de Son Altesse Royale la Princesse Lalla Aïcha

Suite au décès de la tante de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, la vertueuse Son Altesse Royale la Princesse Lalla Aïcha, comblée de la générosité de Dieu et Son pardon, M. Mohand Laenser, Secrétaire Général du Mouvement Populaire, a l’insigne honneur d’adresser, en son nom propre et au nom de tous les militantes et militants du Parti, les condoléances les plus chaleureuses et les expressions de compassion les plus sincères à Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, implorant le Tout-Puissant de préserver Sa Majesté le Roi, d’accorder longue vie au Souverain, de combler Sa Majesté le Roi en les personnes de Son Altesse Royale le Prince-héritier Moulay El Hassan, de Son Altesse Royale la Princesse Lalla Khadija et de Son Altesse Royale le Prince Moulay Rachid, de préserver l’ensemble des membres de la vénérable famille royale, et d’accueillir la défunte en Son vaste paradis parmi les Prophètes, les saints, les martyrs et les vertueux, de combler la princesse regrettée de Sa miséricorde et de Son pardon et d’accorder patience et réconfort à l’illustre famille royale et au peuple marocain qui partage avec elle cette grande perte.

« Nous sommes à Dieu et à Lui nous retournons ».