Dans une interview avec la chaîne de télévision « Al Jazeera »
– M. Benkirane : le dossier social sera au premier rang des priorités du prochain gouvernement
– « Le Mouvement Populaire et le Parti de la Justice et du Développement étaient un seul parti et leurs relations sont très intimes »

Le Chef de gouvernement désigné, M. Abdelilah Benkirane, a souligné que le dossier social sera au premier rang des priorités du prochain gouvernement. M. Benkirane, qui était l'invité de l’émission « Likaâ Khass » (rencontre spéciale) qui a été diffusée jeudi dernier sur la chaîne de télévision « Al Jazeera », a défini les priorités du dossier social dans cinq secteurs clés, à savoir la justice, l’enseignement, la santé, l’emploi et l’habitat, exprimant l'espoir de réaliser quelques résultats positifs à court terme.

Concernant les consultations qu’il a menées jusqu’à maintenant avec certains partis politiques en vue de former le prochain gouvernement, le Chef de gouvernement désigné et le Secrétaire Général du Parti de la Justice et du Développement a indiqué que ces consultations ont été menées avec cinq partis, en l’occurrence le Parti de l'Istiqlal, l'Union Socialiste des Forces Populaires, le Parti du Progrès et du Socialisme, le Mouvement Populaire et l'Union Constitutionnelle.

M. Benkirane a affirmé « nos penchants pour la Koutla démocratique nous ne l’avons pas annoncé après les élections, mais nous l'avons fait depuis fort longtemps. Cela est normal étant donné la similitude des conditions de naissance et les relations que nous entretenons avec ces partis », ajoutant que le Parti de la Justice et du Développement a reçu de la Koutla des signaux positifs avant les élections ; lesquels signaux ont été confirmées après l'annonce des résultats.

S’agissant du Mouvement Populaire, M. Benkirane a souligné que le Mouvement Populaire et le Parti de la Justice et du Développement ont été un seul parti, car les deux fondateurs du Mouvement Populaire sont MM. Abdelkrim Al-Khatib et Mahjoubi Aheradane, ce qui rend les relations entre les deux partis très intimes malgré certains différends.

Concernant le parti de l'Union Constitutionnelle, M. Benkirane a affirmé « j'ai contacté ce parti et il y aura d'autres rencontres ».

A cet égard, M. Benkirane n'a pas manqué de mettre l'accent sur l'approche participative adoptée en matière de gestion de structuration du gouvernement et de répartition des portefeuilles ministériels, notant qu'il pourra choisir d’anciens ministres pour participer au prochain gouvernement, pourvu que ces membres se prévalent des critères de compétence et d’aptitude d'accomplir leurs missions au mieux.

M. Benkirane a ajouté que le Maroc, qui vit l’étape de consolidation de la démocratie et de son assainissement de ce qui l’a entachée par le passé, chose sur laquelle il y a un consensus aujourd'hui, a accomplis des progrès très importants sur le plan démocratique, surtout après le Discours Royal du 9 mars et après l'adoption de la nouvelle constitution et la tenue des élections du 25 novembre qui se sont déroulées dans une ambiance honnête et ont été saluées.

D'autre part, M. Benkirane a exprimé sa volonté de dialoguer avec le mouvement du 20 février, soulignant que « leurs revendications seraient acceptables si elles sont possibles, dans l'intérêt du pays, et respectent les institutions du pays ».

S’agissant des relations maroco-algériennes, le Chef de gouvernement désigné a souligné l'importance des relations fraternelles qui unissent les deux peuples marocain et algérien, indiquant que l'histoire condamne les deux pays à établir les meilleures relations et exprimant à cet égard l’espoir d’ouvrir la frontière entre les deux pays.

Concernant la situation en Syrie, M. Benkirane a déclaré que le régime dans ce pays « ne s’est pas gardé une ligne de retrait », exprimant son espoir d’une éclaircie de l’atmosphère dans les plus brefs délais.

Le Bureau politique du Mouvement Populaire approuve à l’unanimité la réaction favorable à l’offre de participation au gouvernement
La situation politique actuelle exige l’implication d’une position participative à la gestion des affaires publiques en vue de satisfaire les attentes incessantes des Marocains

 Le Bureau politique du Mouvement Populaire a tenu, le mardi 6 décembre 2011, une réunion sous la présidence de M. Mohand Laenser, Secrétaire Général du Parti.

Au début de cette réunion, le Secrétaire Général du Parti a informé les membres du Bureau politique des détails de la rencontre préliminaire qui l’a réunie, le lundi 5 décembre 2011 à la soirée, avec M. Abdelilah Benkirane, Chef de gouvernement désigné par Sa Majesté le Roi ; une rencontre lors de laquelle M. Benkirane a proposé au Mouvement Populaire de rejoindre la coalition gouvernementale prévue d’être formée. Cette rencontre a été également l’occasion d’aborder les orientations générales, ainsi que le mode de fonctionnement de la prochaine équipe gouvernementale.

Lors d’une rencontre de communication avec les députés du Parti élus lors du scrutin du 25 Novembre et avec les mandataires des listes électorales
– M. Laenser appelle à la reconstruction des structures locales et à l’adoption de la communication de proximité
– Le Mouvement Populaire a perdu des sièges, mais il n’a pas perdu son poids politique, son rayonnement populaire et son capital historique

M. Mohand Laenser, Secrétaire Général du Mouvement Populaire, a appelé l’ensemble des militantes et des militants harakis à s’appuyer fortement sur les mécanismes d’organisation, de communication et de proximité lors de l’exercice de leur action politique d’encadrement des citoyens. Cet appel a été lancé lors de la rencontre de communication organisée par le Parti, lundi dernier à Salé, avec les militantes et militants harakis vainqueurs lors du scrutin du 25 novembre et avec les mandataires des listes électorales du Mouvement Populaire qui n’avaient pas eu la chance de remporter des sièges parlementaires.

Une rencontre préliminaire a réuni M. Laenser et M. Benkirane lundi soir à Rabat
Tenue hier d’une réunion du Bureau politique du Mouvement Populaire pour examiner l’offre de participation au gouvernement

Le siège central du Parti de la Justice et du Développement (PJD) a accueilli, lundi dernier dans la soirée, une rencontre préliminaire entre M. Mohand Laenser, Secrétaire Général du Mouvement Populaire, et M. Abdelilah Benkirane, Chef du gouvernement désigné par Sa Majesté le Roi.

Lors de cette réunion, M. Laenser a réitéré à M. Benkirane ses félicitations pour la confiance dont il a jouit de la part de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et pour le progrès réalisé par le Parti de la Justice et du Développement lors des élections législatives anticipées tenues le 25 novembre dernier.

Cette réunion a été essentiellement consacrée à la discussion de la possibilité d’adhésion du Mouvement Populaire à la coalition gouvernementale sous la présidence de M. Benkirane, ainsi qu’à l’évocation des orientations générales qu’adoptera le prochain gouvernement.

En relation avec ce même contexte, le Bureau politique du Mouvement Populaire a tenu, hier mardi au siège du Secrétariat Général du Parti, une réunion consacrée à l’examen de l’offre de participation présentée par M. Benkirane.

Les missions d’étape sur le plan partisan

L’organisation, la communication et la proximité, trois thèmes sur lesquels a conclu notre Secrétaire Général son intervention hier à l’occasion de la rencontre de communication qui l’a réuni avec les candidates et les candidats harakis vainqueurs lors du scrutin du 25 novembre, ainsi que les autres candidats, mandataires de listes électorales, qui n’ont pas été chanceux mais qui ont mené une campagne électorale saine, civilisée et honorable pour la famille harakie.

L’annonce de ces thèmes / missions urgents, aujourd’hui avant demain, participe de la  conviction que l’étape du 25 novembre 2011 ne représente pas la fin du monde. Il s’agit plutôt d’une étape qui fait ouvrir nos yeux et nos esprits, nous les militantes et les militants harakis, sur les carences qui ont marqué notre manière d’action, quoique les facteurs objectifs liés à l’environnement politique général depuis 2007 avaient un impact majeur sur le parcours de notre parti.

Ne nous considérons pas que notre repli numériquement dans les élections soit un « échec », parce que notre corps s’est habitué à faire face aux difficultés et aux épreuves depuis plus d’un demi-siècle et il en sortait plus fort et plus solide. Toutefois, partant de notre évaluation objective des faits, nous sommes tenus de procéder à la reconstruction de nos structures locales du fait qu’elles représentent  le canevas organisationnel qui agrège nos énergies et nos atouts déployés dans toutes les régions de notre patrie.

Nous sommes également tenus, partant du devoir de l’autocritique, de mener une réflexion au sujet du renouvellement de nos mécanismes de communication avec l’opinion publique en adoptant la politique de proximité des citoyens où qu’ils soient, car malgré notre proximité émotionnelle des préoccupations et des soucis du peuple marocain, nous n’arrivons pas à communiquer cela suffisamment au peuple. Est véridique le dicton qui énonce « loin des yeux, loin du cœur ».

Mohamed Mechehouri