Pourquoi voterions-nous « oui » sur la Constitution ?
La constitution consacre l’institutionnalisation de l’amazigh en tant que langue officielle aux côtés de l’arabe (3/7)

La nouvelle Constitution a stipulé, au niveau de son préambule, que « le Royaume du Maroc est un Etat musulman souverain, attaché à son unité nationale et à son intégrité territoriale, et à la préservation des fondements de son identité nationale, unie et forgée par la convergence de ses composantes arabo-islamique, amazighe et saharo-hassanie, et enrichie de ses affluents africain, andalou, hébraïque et méditerranéen.

M. Laenser préside un rassemblement populaire massif à Immouzzar Mermoucha
Les militantes et militants harakis dans la Province de Boulemane voteront massivement par « oui » sur la nouvelle constitution

M. Mohand Laenser, Secrétaire Général du parti du Mouvement Populaire, a affirmé que le parti du Mouvement Populaire votera « Oui » sur la nouvelle constitution, qui a été annoncée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI lors dans Son discours du vendredi dernier, parce qu’il accompagné le processus d’élaboration du projet de constitution depuis le début. M. Laenser a souligné, dans ce sens, que le Parti a retrouvé ses propositions dans ce projet, du moins il y a retrouvé beaucoup de ses suggestions.

Dans son allocution adressée aux militantes et militants du Mouvement Populaire à Immouzzar Mermoucha dans la Province de Boulemane,  M. Laenser a indiqué que « cette nouvelle constitution n’est pas descendue du ciel, mais qu’elle a été le fruit d’une forte volonté de Sa Majesté le Roi, dans l’objectif de réaliser le développement et la prospérité de notre pays bien-aimé.

Lors de cette rencontre qui s’inscrit dans le cadre de la Campagne nationale du parti du Mouvement populaire pour exhorter les citoyens à voter « oui » sur le projet de la nouvelle constitution, le vendredi prochain, M. Laenser a souligné que le parti du Mouvement Populaire a décidé de voter « oui » sur la nouvelle constitution.

M. Laenser a souligné également, lors de cette rencontre à laquelle ont assisté de nombreux cadres, militantes et militants du Parti, que le projet de la nouvelle constitution a ouvert la porte de l’espoir au Maroc, afin d’intégrer le club des Etats prestigieux et avancés en matière de démocratie, car ce projet consacre les valeurs d’une nouvelle ère, à savoir la démocratie, les droits de l’Homme, la justice et l’égalité, et la promotion de tous les secteurs de développement dans notre pays.

M. Laenser, qui a explicité plusieurs articles de la nouvelle constitution à l’assistance, dont notamment la constitutionnalisation de la langue amazighe, l’indépendance de la justice et la régionalisation élargie, a souligné que le vote par un « oui » sur la nouvelle constitution permettra au Maroc de relever les enjeux du progrès et du développement dans plusieurs domaines, ainsi que de résoudre de nombreux problèmes et de réaliser des avancées importantes sur la voie du développement et du progrès.

Avant de s’adresser à l’audience en arabe, M. Laenser a prononcé une allocution exhaustive en langue amazighe, où il a expliqué plusieurs dispositions de la nouvelle constitution, soulignant que le Maroc, avec cette nouvelle Constitution, poursuivra le processus de consécration des principes de la primauté du droit, des institutions et de leur démocratisation, de la citoyenneté et de la justice sociale.

Pour sa part, M. Mohammed Ouzzine, membre du Bureau Politique du Parti, a affirmé lors de la rencontre introduite par M. Ahmed Siba, membre du Conseil National, que le village d’Immouzzar Mermoucha a engendré de grands hommes et des militants coriaces, qui ont façonné l’histoire du Maroc moderne. M. Ouzzine a ajouté que le village et la zone ne sera jamais stérile, mais qu’elle continuera à être généreuse au service des intérêts suprêmes du pays.

M. Ouzzine a affirmé que Mermoucha, qui n’a jamais raté son rendez-vous avec l’histoire, réunit aujourd’hui ses militantes et militants, jeunes et moins jeunes, pour faire front commun autour d’un seul mot, en l’occurrence « oui » sur la nouvelle constitution, qui ouvrira des perspectives prometteuses pour le pays à tous les niveaux.

De son côté, M. Mohamed Broun, Secrétaire local du Parti, a annoncé, dans une allocution à cette occasion, l’adhésion de tout le monde dans ce projet de constitution qu’il a qualifié d’« important », et que Sa Majesté le Roi a tenu à y intégrer des dispositions qui habiliteront le pays à se hisser au rang des pays démocratiques.

Pour sa part, M. Mohamed Oumkar, Coordonnateur Provincial du Parti, a affirmé que le vote par un « oui » sur la constitution constitue une grande fête et un moment unique dans l’histoire du Maroc contemporain, précisant que le parti du Mouvement Populaire a toujours été parmi les premiers à adhérer à de telles initiatives nationales fortes.

D’autre part, Mme Karima Al-Mansouri, représentante de la Femme harakie dans la Province, a souligné que le slogan de la Femme Harakie à l’occasion de ce moment historique sera « oui pour la nouvelle constitution ». Dans son intervention, où elle sa salué le Discours Royal et le rôle de la femme harakie dans la province dans tous les domaines, Mme Al-Mansouri a lancé un appel à toutes les femmes pour voter « oui ».

De son côté, M. Ahmed Tasafsaft, le représentant de la jeunesse d’Imouzzar Mermoucha, a salué le Discours de Sa Majesté le Roi et s’est félicité du contenu du projet de la nouvelle constitution, soulignant la détermination certaine et ferme de la jeunesse de la zone et la province à voter « oui » sur la nouvelle constitution.

Pourquoi voterions-nous «oui» sur la Constitution ?

Le Mouvement Populaire a milité, depuis sa création, pour l’édification d’un Maroc démocratique, ouvert sur la modernité et ne reniant pas ses constantes, ses valeurs civilisationnelles de son identité nationale. De ce fait, sa participation dans le chantier de la révision constitutionnelle s’est basée sur la présentation de propositions qui sont en ligne avec ses orientations et ses choix stratégiques. Eu égard au fait qu’une grande partie de ces

Pourquoi voterions-nous «oui» sur la Constitution ?
L’institution par la Constitution d’une véritable séparation des pouvoirs et de leur l’équilibre et appui de leur indépendance (2/7)

L’édification de l’Etat de Droit, fondé sur des institutions démocratiques, est tributaire de l’institution d’une véritable séparation des pouvoirs, qui garantit la délimitation des attributions et des prérogatives de chaque pouvoir séparément, afin d’assurer leur indépendance, renforcer leur équilibre et consolider leur complémentarité.

Le projet de constitution soumis au référendum populaire du 1er juillet 2011 a institué de manière précise le principe de la séparation des pouvoirs en tant que fondement du système constitutionnel du Royaume à travers :

  • La définition des prérogatives du Roi en tant que Commandeur des Croyants, Chef d’Etat, son représentant suprême et symbole de l’unité de la Nation ;
  • l’institution d’un pouvoir législatif qui exerce ses attributions législatives et de contrôle, qui érige la Chambre des Représentants en tant qu’unique source de législation ;
  • l’institution du renforcement du rôle de l’opposition, de la simplification des procédures et la mise à disposition des représentants de Nation des moyens nécessaires pour qu’ils puissent exercer leurs missions dans des conditions meilleures qu’auparavant ;
  • le rehaussement de la position constitutionnelle du Premier ministre à celle de Chef du Gouvernement, auquel la nouvelle constitution a conféré la mission de piloter et de coordonner le travail gouvernemental et de superviser l’administration publique ;
  • la consécration de l’indépendance du pouvoir judiciaire par rapport aux pouvoirs exécutif et législatif et l’interdiction de toute immixtion dans les affaires jugées devant les tribunaux ;
  • le changement du nom et de la composition du Conseil Supérieur de la Magistrature, pour devenir le Conseil Supérieur du Pouvoir judiciaire, présidé par Sa Majesté le Roi et supplée par le Premier Président de la Cour de Cassation en lieu et place du Ministre de la Justice et ce, afin d’assurer l’indépendance de la justice par rapport au pouvoir exécutif. L’indépendance des juges a été également soulignée à travers l’interdiction aux juges de recevoir des ordres ou des instructions et la stipulation que les juges ne doivent être soumis à aucune pression et qu’au cas où l’un d’entre eux subit des pressions, il doit soumettre l’affaire au Conseil supérieur du pouvoir judiciaire ;
  • l’institution de la Cour Constitutionnelle à laquelle peuvent recourir les citoyens ou les institutions pour contester la constitutionnalité de certaines lois, garantissant ainsi les droits et les libertés des individus.

Le projet de la nouvelle constitution…

Le projet de la nouvelle constitution constitue un événement historique important. Premièrement, parce que les Marocains façonneront de leurs propres mains cette étape, comme ils l’ont déjà fait à l’aube de l’indépendance et lors de la marche verte. Deuxièmement, parce que nous avons adoptée une attitude positive assez avancée à l’égard des développements survenus dans les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord et avec la dynamique politique qu’enregistre la rue marocaine, Troisièmement, parce que nous avons élaboré une constitution de manière relativement participative, et chacun est en droit actuellement de l’agréer ou de la rejeter en toute liberté et responsabilité.