Le Conseil national du Mouvement Populaire a voté à l’unanimité pour interagir positivement avec le projet de révision constitutionnelle
M. Laenser : les Marocains sont en droit d’être fiers de ce qui a été réalisé sur la voie de la consolidation de la démocratie, dans le cadre de la cohésion entre le Roi et le Peuple

Le Conseil National du Mouvement Populaire a approuvé, après un débat approfondi, hier dimanche, à l’unanimité la recommandation du Bureau Politique de voter « oui » pour le projet de constitution révisée, eu égard au fait que ce document s’est distingué par son attachement à l’histoire du Maroc et à son authenticité, et qu’il jette les bases d’un Maroc plus démocratique et plus équitable et davantage garant des libertés, de la dignité et de l’égalité pour tous les citoyennes et les citoyens.

M. Laenser : le projet de révision constitutionnelle est démocratique et moderniste et il est avant-gardiste par rapport aux constituions des démocraties les plus avancées

M. Mohand Laenser, Secrétaire Général du Mouvement Populaire, a considéré que le projet de la nouvelle constitution est avant-gardiste sur les constitutions française et espagnole.

Dans un communiqué du Bureau Politique du Mouvement Populaire
– Renouvellement de l’engagement des militantes et militants harakis à continuer à jouer leur rôle national derrière le roi démocratiques et citoyen
– La pleine adhésion du parti dans la campagne du référendum sur le projet de constitution

Le Bureau Politique du Mouvement Populaire a tenu, le vendredi 17 juin 2011 au siège du Secrétariat Général, une réunion présidée par M. Mohand Laenser, Secrétaire Général du Parti.

Des dirigeants de partis saluent les dispositions avancées du projet de Constitution
M. Laenser : une concrétisation claire du contenu du Discours Royal du 9 mars

Des chefs de partis politiques et de centrales syndicales nationales ont affirmé, jeudi dernier à Rabat, que le projet de constitution contient plusieurs dispositions avancées même de placer le Maroc parmi les pays les plus démocratiques et modernes à l’échelle régionale et continentale.

Le Masque est tombé

La sortie médiatique de l’invité de l’émission « Hiwar » de mardi dernier, en l’occurrence l’un des dirigeants du Parti de l’Istiqlal ne nous a pas surpris, lorsqu’il a abordé la question de l’institution de l’amazigh en tant que langue officielle dans le projet de la constitution escomptée.

Il s’agit en fait de la position que n’a cessé d’épouser le Parti de l’Istiqlal, même si certains de ses dirigeants ont tenté, à plusieurs occasions, de passer sous silence cette position et d’adopter une démarche politique hypocrite pour leurrer les Marocains, et plus particulièrement les amazighs d’entre eux, que leur position par rapport à cette question se distingue par une sorte de flexibilité et qu’ils défendront la constitutionnalisation de la langue amazighe.

Cependant, après les explications et les détails fournis par l’invité de l’émission « Hiwar », les Marocains se sont assurés, et de manière concrète, que l’hostilité des militants de ce parti contre l’amazigh constitue le principe et qu’elle est historique. Ce qui explique toutes les initiatives qui ont été contrecarrées à cet égard, à savoir en particulier l’exclusion de la langue amazighe de nos programmes scolaire, intellectuel et scientifique, bien que le Maroc ait accédé à son indépendance depuis plus de 55 ans.

Pis, cette hostilité s’est poursuivie même après le discours historique de Sa Majesté le Roi à Ajdir, la création de l’Institut Royal de la culture amazighe et l’adoption de l’enseignement de l’amazigh dans l’enseignement public. En effet, tous ces efforts n’ont abouti qu’à des résultats qui ne sont pas à la hauteur des aspirations de larges catégories de Marocains. Le retard qui avait été accusé s’agissant du lancement de la huitième chaîne de télévision consacrée à la langue et à la culture amazighes apporte la preuve de l’absence de toute volonté chez les responsables de traduire la volonté royale dans ce domaine.

Aujourd’hui, après les premiers signes de la nouvelle constitution, annonciateurs de la constitutionnalisation de la langue amazighe comme langue officielle aux côtés de l’arabe, le masque est tombé et certaines voix dissonantes se sont élevées pour nous avertir d’une « sédition » si cette constitutionnalisation est adoptée. Selon les allégations de ces voix, des conflits se déclareront entre les conjoints qui n’appartiennent pas à la même ethnie, puisque le conjoint d’origine arabe revendiquerait que ses documents soient rédigés en arabe, alors que la seconde partie revendiquerait que ces documents soient rédigés dans la langue amazighe. Ce qui représente l’essence même de l’absurde, parce que nous n’avons jamais vécu ces problèmes qui sont évoqués par notre ami et ne n’avons jamais relevé de tels problèmes au sein des couples dans un mariage mixte.

De telles sorties médiatiques et déclarations ne constituent-ils pas des appels clairs à la haine et au racisme, lancés par une catégorie qui n’a pas encore compris tous les changements qu’enregistre notre pays à l’image d’autres pays. Aussi, faudrait-il les rejeter et dénoncer et leur faire face.

Notre pays a besoin d’hommes et de femmes qui soient convaincus de la continuité de la vie et du changement, et c’est ce qui devrait faire l’objet de la diligence des médias nationaux, appelés à donner la parole à des citoyens qui prônent l’esprit d’unité et de solidarité entre tous les Marocains, pour que le débat soit constructif et positif et fasse avancer notre pays vers ce à quoi nous aspirons ensemble dans le cadre de la pluralité et la différence.