M. Hicham Hadoui parmi une délégation de jeunes en Chine

M. Hicham Hadoui, membre du Bureau exécutif de la Jeunesse Harakie, prend part, parmi une délégation marocaine officielle, à une visite à la République Populaire de Chine durant la période s’étendant entre le 18 et le 28 juillet courant.

M. Mohand Laenser reçoit M. Rached El Ghannouchi
Les deux parties examinent les moyens de renforcer l’édifice maghrébin en s’appuyant sur les dénominateurs communs qui unissent les peuples de la région

M. Mohand Laenser, Secrétaire Général du Mouvement Populaire, a reçu, hier (jeudi) au siège du Secrétariat Général à Rabat, M. Rached El Ghannouchi, dirigeant du Parti de la Renaissance tunisien, à la demande de ce dernier qui effectue une visite au Maroc.

Lors de cette réunion, les deux parties ont examiné les moyens de renforcer l’édifice maghrébin en s’appuyant sur les dénominateurs communs qui unissent les peuples de la région.

M. Laenser a également passé en revue les différentes phases des réformes politiques qu’a connues le Maroc, qui ont été couronnées par le référendum sur la nouvelle constitution.

Pour sa part, M. El Ghannouchi a salué l’expérience marocaine, la qualifiant de modèle de transition démocratique civilisée et fluide pour les pays voisins de la région.

Ont pris part à cette réunion, MM. Essaïd Ameskane et Mohamed Ouzzine, membres du Bureau Politique du Mouvement Populaire, M. Mohamed Abderrahman Al-Jaouhari, ainsi que M. Saâd Eddine Al Othmani, Président du Conseil National du Parti de la Justice et du Développement, qui a accompagné M. El Ghannouchi.

En l’attente de la publication du projet du code électoral
M. Ameskane : L’intégrité exige la révision du mode de scrutin et du découpage électoral et d’ouvrir de la voie à l’inscription de nombreux citoyens sur les listes électorales

Les partis nationaux sont encore impatients de prendre connaissance du projet du code électoral, en vue d’entamer de le débattre et d’émettre leurs avis conformément à des conceptions en droite ligne avec la nouvelle constitution, pour le soumettre par la suite au Conseil de gouvernement puis au Conseil des Ministres avant la fin du mois courant.

Pour satisfaire la revendication des partis politiques désireux que les prochaines élections législatives soient organisées au mois d’octobre prochain, il est prévu de soumettre le projet du code électoral au Parlement lors d’une session extraordinaire, censée avoir lieu, au plus tard, au cours du mois d’août prochain.

En relation avec ce sujet, M. Essaïd Ameskane, membre du Bureau Politique du Mouvement Populaire, a affirmé qu’en l’attente de la réception par le Parti du projet du code électoral, en vue de se pencher sur son examen et s’enquérir de son adéquation avec les revendications du Mouvement Populaire, ce dernier estime que la révision des listes électorales est irréversible, d’autant plus que nombreux sont les électrices et les électeurs qui ont été privés de l’opération d’inscription et du vote dans plusieurs régions du Royaume.

Dans une déclaration téléphonique au quotidien « Al-Haraka », M. Ameskane a ajouté que plusieurs citoyens ont refusé de voter en découvrant que leurs noms ont été radiés des listes originelles et qu’ils ont été affectés à d’autres circonscriptions avec lesquelles ils n’ont aucun lien.

M. Ameskane a indiqué que parmi les raisons militant en faveur de la nécessité d’ouvrir les lites d’inscription pendant une période définie le fait qu’il a relevé lors de la campagne référendaire constitutionnelle qu’un certain nombre de citoyennes et citoyens se sont plaints de n’avoir pas été inscrits sur les listes électorales. M. Ameskane a attribué ce dysfonctionnement au fait que certaines présidents de commissions, qui sont dans le même temps des présidents de communes, ont refusé d’inscrire les citoyens pour des raisons électoralistes, se contenant d’inscrire les personnes qui vont voter en leur faveur lors des prochaines échéances électorales.

M. Ameskane a qualifié ce comportement de déraisonnable, vu que le président a exercé son pouvoir pour satisfaire ses intérêts électoralistes, ajoutant qu’il est temps de rompre avec de telles attitudes qui privent les citoyens d’accomplir leur devoir national et ce, en recherchant une nouvelle formule pour remplacer le Président de la Commission, qui est en même temps juge et parti.

M. Ameskane a souligné la nécessité d’adopter la carte nationale ou le livret de l’état civil, qui comportent la photo de l’électeur, plutôt que de se satisfaire uniquement de la carte d’électeur qui est entachée de certains des soupçons et cause des problèmes, en vue d’éviter tout ce qui pourrait être à l’origine de réactions négatives de nature à entraver le déroulement normal des opérations de vote.

M. Ameskane considère également qu’il est nécessaire de revoir le mode de scrutin et le découpage électoral, pour garantir que les prochaines échéances électorales se déroulent dans un climat de transparence et d’intégrité et favorisent l’émergence d’élites capables d’accompagner les réformes globales apportées par la nouvelle constitution.

Il est à signaler que, selon plusieurs sources convergentes, les partis nationaux ont reçu récemment du Ministère de l’Intérieur le projet de loi organique sur les partis politiques et le projet de loi fixant les conditions et les modes d’observation indépendante et impartiale des élections.

A cet égard, l’article 20 du projet de loi organique sur les partis politiques stipule la généralisation de l’interdiction de la transhumance partisane pour inclure tous les élus. Le premier projet de loi définit le parti politique comme étant une organisation permanente qui jouit de la personnalité morale et qui est constituée en conformité avec la loi en vertu d’un accord entre des particulières partagent les mêmes principes et jouissant de leurs droits civiques et politiques.

Pour sa part, l’article 26 dudit projet de loi organique stipule que tout parti politique ne prenant pas les mesures nécessaires pour garantir une représentativité forte des femmes au sein de ses organes dirigeants aux niveaux national et régional qui soit au moins supérieur au tiers à l’horizon de la réalisation progressive du principe de la parité. Ce projet de loi organique laisse, par contre, toute latitude aux partis pour déterminer le quota de représentativité dédié aux jeunes.

Il convient également de signaler que le second projet de loi a confié la réalisation des missions d’observation électorale aux institutions nationales habilitées à cet effet en vertu de la loi, ainsi qu’aux associations de la société et civile réputées par leur action sérieuse dans le domaine des droits de l’Homme et de promotion des valeurs de citoyenneté et de démocratie, légalement constituée et régies selon leurs statuts et aux ONG étrangères légalement fondées en conformité avec leurs législations nationales.

Un hommage que M. Laenser a tenu de partager avec tous les militantes et les militants harakis
– La ville de Fès rend hommage au politique, au commis de l’Etat et à l’homme autodidacte
– Un homme qui est convaincu que la nation est au-dessus de tous les calculs

La 7ème édition du Festival de la culture amazighe à Fès a ouvert ses travaux, vendredi dernier, par la tenue d’une cérémonie dédiée à rendre hommage à M. Mohand Laenser, en présence de M. Mohamed Kebbaj, Président National de l’Association Fès-Saïs, de M. Mohamed Gharrabi, Wali de la Région Fès-Boulemane, et de plusieurs personnalités nationales et étrangères.

Cette cérémonie a été également marquée par la présence de M. Mahjoubi Aherdane, Président fondateur du Mouvement Populaire, de plusieurs membres du Bureau Politique, des parlementaires et des militantes et des militants du Parti, qui ont été nombreux à se rendre à la capitale scientifique et spirituelle du Maroc pour participer à rendre hommage à un frère très cher, à un militant d’un style rare et à un homme où se sont convergées les valeurs du nationalisme, de la compétence et de l’humilité.

Les témoignages apportés à l’endroit de M. Laenser étaient unanimes à souligner la richesse de ses contributions dans divers domaines, tant au cours de son parcours professionnel marqué par l’autodidactisme et le défi, qu’au cours de son expérience politique dans les différentes responsabilités qu’il a assumées au sein du gouvernement, à la direction du Mouvement Populaire et à la tête de la Région Fès-Boulemane, ainsi que sa présence forte en tant que défenseur de la culture amazighe, partant de la conviction que cette culture constitue un affluent essentiel de l’identité marocaine et un patrimoine commun de l’ensemble des Marocains.

Durant cette cérémonie, des témoignages ont été apportés par M. Mohamed Kebbaj, Président national de l’Association Fès-Saïs, M. Mohamed Gharrabi, Wali de la Région Fès-Boulemane, le Premier Vice-président du Conseil de la ville de Fès, M. Hammou Ouhalli au nom de Mme Laïla Ameziane Benjelloun, Présidente de la Fondation de ma Banque Marocaine du Commerce Extérieur (BMCE), M. Mohamed Boukous, Doyen de l’Institut Royal de la Culture Amazighe (IRCAM), M. Rachid Rakha, Président de la Fondation David Hart des études amazighes, M. Mahjoubi Aherdane, Président fondateur du Mouvement Populaire, et M. Essaïd Ameskane, membre du Bureau Politique du Mouvement Populaire et compagnon de lutte de l’homme honoré. Les participants ont également eu droit au témoignage émouvant apporté par Mme Latifa Ahrare, l’artiste autodidacte issue du douar « Isboutane » relevant de la commune « Aït Bazza » dans les tribus militantes de Mermoucha.

Il est à signaler que les travaux de la 7ème édition de ce festival, organisée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, sur le thème « la langue amazighe dans l’enseignement et les médias des pays du Maghreb et des pays d’accueil des immigrés », se sont poursuivis durant trois jours, à travers l’organisation d’activités intellectuelles et artistiques.

Le huitième jour
Un hommage avec la langue de l’avenir

L’hommage rendu à M. Mohand Laenser, Secrétaire Général du Mouvement Populaire, ministre d’Etat et natif de la Région Fès-Boulemane, a été un événement qui s’est caractérisé par une saveur particulière, relevée par tous ceux qui ont suivi l’ambiance qui a marqué cette cérémonie qui s’est tenue à Fès, la capitale scientifique et spirituelle du Royaume, à l’initiative de la Fondation Esprit de Fès et de l’Association Fès-Saïs.

Les témoignages prononcés à l’endroit de l’homme honoré, M. Mohand Laenser, par des personnalités issues de divers courants et horizons, a permis à ses proches qui l’accompagnent toute la journée de découvrir d’autres traits caractéristiques, atouts et compétences de cette personnalité qui nous a habitué à travailler dans le silence et avec humilité et abnégation.

J’ai senti, le jour de cet hommage à Fès, que tous ceux qui ont assisté à la cérémonie auraient espéré si l’espace et le temps les avaient autorisés à apporter leurs témoignages spontanés à l’endroit de cet homme.
Avec la même spontanéité, je voudrais partager avec vous, avec des bribes qui ne sauraient rendre justice à notre secrétaire général, mais qui a ancré dans mon esprit l’image générale d’une personnalité dont la force réside dans la bonne écoute, l’acceptation de toutes les opinions et la tolérance avec les autres quelles que soient leurs erreurs et fautes.

Je commencerai par souligner le sens de communication de cet homme. En effet, tous les hommes et les femmes des médias, toutes tribunes et sensibilités confondues, attestent que la ligne téléphonique personnelle de M. Laenser est toujours ouverte et qu’il n’hésite pas à répondre, voire il est soucieux de rappeler tout correspondant, ce qui témoigne d’une attitude civique découlant d’une conviction profonde que les personnalités publiques sont tenues de communiquer avec les autres et de ne pas éluder la réponse à tout questionnement ou interrogation.

La même attitude marque le comportement de M. Laenser avec ses frères et ses sœurs au sein du Parti, car il est à l’écoute de tous sans exclusion ni discrimination, et interagit avec toute initiative porteuse d’une bonne intention à l’égard de ce pays.

Et parce qu’il est autodidacte, il n’a jamais sous-estimé les autres. Au contraire, il fait sentir à tous ceux qui le côtoient une aisance intellectuelle. Un autre trait caractéristique le distingue : faire prévaloir les intérêts de la Nation sur tous les autres calculs, qu’ils soient partisans ou personnels. Il nous encourage à s’attacher toujours à une ambition légitime, fondée sur la compétence et le mérite, et nous avons le sentiment qu’il voudrait que nous soyons une équipe homogène et complémentaire.

Lors de la cérémonie d’hommage, M. Mohamed Kebbaj a affirmé que M. Laenser est l’homme de la compétence, du dialogue et du travail dans le silence.  M. Mohamed Gherrabi a dit de lui qu’il est une personnalité nationale, qui a excellé dans le travail de terrain et qui a défendu la culture amazighe avec une âme marocaine. L’artiste Latifa Ahrar a souligné qu’il adorait, au-delà des symboles partisans et des couleurs, le vert et le rouge.

Pour ces deux couleurs et ce qu’ils symbolisent, nous escomptons ce qu’exige de nous la prochaine étape, estimant que l’hommage qu’a partagé avec nous notre Secrétaire Général est un hommage rendu à l’avenir.