En réponse aux questions des groupes parlementaires à la Chambre des Représentants, M. El Aâraj souligne :

Les actes de violence dans les établissements d’enseignement sont des cas « isolés »

M.Mohamed El Aâraj, ministre de la Culture et de la Communication et ministre par intérim de l’Education nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a affirmé, lundi dernier à Rabat, que les actes de violence enregistrés récemment dans les établissements d’enseignement sont des cas « isolés » et « exceptionnels » et ne constituent pas une règle générale.

Répondant à une question orale du groupe Rassemblement constitutionnel à la Chambre des Représentants sur la recrudescence du phénomène de la violence dans les établissements d’enseignement, M. El Aâraj a expliqué que les mesures nécessaires ont été prises concernant les agressions enregistrées dernièrement.

Par ailleurs, M. El Aâraj a affirmé que la violence, aussi bien celle ciblant les élèves que celle ciblant les cadres administratifs et pédagogiques exerçant au sein des établissements d’enseignement, constitue un comportement négatif et odieux à tous points de vue,qu’ils soient éducatifs, éthiques, psychologiques ou sociaux, soulignant qu’il faudrait combattre ce phénomène avec toutes les mesures possibles.

El Aâraj a assuré, en outre, que le Département de l’Education nationale ne ménage aucun effort pour faire face aux comportements agressifs au sein des établissements d’enseignement, afin d’assurer la sécurité aussi bien des enseignants que des élèves, notant que la lutte contre le phénomène de violence en milieu scolaire vient en tête des préoccupations des différents responsables administratifs et pédagogiques, eu égard à ses effets néfastes sur le climat de scolarisation et sur le bon déroulement des études.

El Aâraja également indiqué que le Département de l’Education nationale adopte une attitude marquée du sceau de la fermeté, de la rigueur et de l’intransigeance à l’égard de tout comportement odieuxattentatoire à la communauté scolaire, passant en revue les principales mesures qui ont été prises pour lutter contre les cas de violence enregistrés en milieu scolaire, telles quel’édiction par le département ministériel de tutelled’une circulaire qui a été adressée aux différentes parties composant le système éducatif, comportant toutes les dispositions à caractère pédagogique, administratif, juridique et sécuritaire.

 

Absence d’eau potable et d’électricité dans certains établissements d’enseignement dans la Province d’Azilal

En réponse à une question orale du groupe Authenticité et Modernité à la Chambre des Représentantsau sujet de l’absence d’eau potable et d’électricité dans certainsétablissements d’enseignement dans la Province d’Azilal, M. Mohamed El Aâraj, ministre par intérim de l’Education nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique,a affirmé qu’une proportion importante des établissements d’enseignement dans la Province d’Azilala été connectéeaux réseaux d’eau potable et d’électricité.

El Aâraj a ajouté qu’en absence des réseaux d’eau et d’électricité, il est fait recours à la conclusion de partenariats avec les associations locales chargées de la gestion de l’approvisionnement en eau et électricité, sachant que le nombre d’établissements d’enseignement primaire actuellement raccordés et alimentés en eau s’élève à 147 sur un total de 160 établissements d’enseignement primaire (dont 19 dans le cadre d’accords de partenariat) et que 100% des établissements d’enseignement secondaire collégial et qualifiant sont raccordés au réseau d’eau potable. Le ministre a indiqué que le raccordement au réseau d’électricité a couvert 432 unités scolaires sur un total de 601 établissements d’enseignement.

D’autre part, le ministre a souligné que grâce aux efforts concertés du Département de l’Education secondaire et les présidents des communes, des conseils élus et des associations des parents et tuteurs d’élèves et des populations des douars, de nombreuses écolesont été pourvues de citernes d’eau d’une capacité d’une tonne.

El Aâraj a indiqué, en outre, que dans le cadre du budget consacré au projet relatif à la réhabilitation intégrée des établissementsd’éducation et de formation au titre des exercices 2017 et 2018 et conformémentau plan d’action de la Direction provinciale de l’éducation nationale à Azilal, 61 unités scolaires seront approvisionnées en eau potable et 30 unités scolaires seront connectées au réseau d’électricité ou alimentées en énergies renouvelables.

 

Qualification des enseignantscontractuels

En réponse à une question orale du groupe Istaqlili de l’unité et de l’égalitéà la Chambre des Représentants au sujetde la qualification des enseignants contractuels, M. Mohamed El Aâraj, ministre par intérim de l’Education nationale,de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique,a affirmé qu’en raison de la grande pénurie des cadres du corps enseignant qu’a enregistréerécemmentle système éducatif et afin de répondre aux besoins urgents des établissements d’éducation et d’enseignement publics, les Académies régionales d’éducation et de formation (AREF), en tant qu’établissements publics jouissant de la personnalité morale et de l’autonomie financière, ont organisé des concours durant les saisonsscolaire 2016/2017 et 2017/2018 en vue de recruter des enseignants en vertu de contrats.

El Aâraj a ajouté que ces concours ont permis de recruterprès de 35.000 enseignant et enseignantes, dont notamment des lauréats des centres régionaux des métiers de l’éducation et de la formationqui sont titulaires du certificat de qualification pédagogique spécifique à la branche objet de la qualification, qui ont tous suivi des sessions de formation au niveau des centres régionaux des métiers de l’éducation et de la formation ayant porté principalement sur le développementdes aspects théoriques et pratiques relatifs au développement des compétences professionnelles des enseignantscontractuels. Le ministre a indiqué que les enseignants contractuels recrutés comptent égalementplusieurs titulaires de licencesà caractère éducatif qui ont bénéficié d’une formation dans le domaine de l’éducation.

Le ministre a souligné que ces mesures ont été prises conformément aux textes réglementaires en vigueur, notamment l’arrêté conjointn° E/7259en date du 07 Octobre 2016 du ministre de l’Education nationale et duministre de l’Economie et des Finances et plus particulièrement son article 18 qui prévoit la possibilité de recrutement direct d’enseignants contractuels par les AREFs à titre exceptionnel au cours des saisons scolaires 2016-2017 et 2017-2018.

El Aâraj a expliqué que cerecrutement direct a été adopté conformément à des conditions précises, tel que stipulé dans les dispositions de l’arrêté conjointsusmentionné ; lesquelles conditions ont trait principalement aux conditions de présélection des candidats devant participer au concours, à la définition des étapesde formation et d’évaluationcouvrant deux ans au cours desquelles les candidats sélectionnés bénéficient d’une formation qualifiante à l’exercice de la profession d’enseignant.

D’autre part, M. El Aâraj a précisé que conformément à l’arrêté conjoint susmentionné, les concours organisés à partir de l’année en cours pour le recrutement d’enseignants contractuels ne seront ouvertsqu’aux diplômés des centres régionaux des métiersde l’éducation et de la formationqui sont titulairesdu certificat de qualification pédagogique spécifique à la branche objet de la qualification.

Le ministre a révélé que le Département de l’Education nationale prévoit d’organiser un concours pour la sélection de 20.000 nouveaux enseignants contractuels avant la fin de l’année 2017, sachant qu’ils bénéficieront d’une formation tout au long de l’année prochaine au niveau des centres régionauxdes métiers de l’éducation et de la formation avant de rejoindre leurspostes de travail.

 

Le Département de la Communication œuvre à élargir et à renforcer la couverture de la diffusion radiophonique et télévisuelleen vue de parvenir à une couverture universelle du territoire national

Mohamed El Aâraj, ministre de la Culture et de la Communication, a souligné que le Département de la Communication œuvre à élargir et à renforcer la couverture de la diffusion radiophonique et télévisuelleen vue de parvenir à une couverture universelle du territoire nationalet ce, afin de préserver la souveraineté médiatique etde répondre au souhait des citoyens d’accéder à une information et un service publics.

En réponse à une question orale du groupe duRassemblement constitutionnel à la Chambre des Représentantsau sujet de la couverture de la diffusion radiophonique et télévisuelle, M. El Aâraj a précisé que ces efforts s’inscrivent dans le cadre de l’amélioration de la couverture nationale et de l’accélération de la généralisation de la télévision numérique, ajoutantque les sociétés publiques de diffusion audiovisuelle ont poursuivileurs efforts visant à moderniser et à assurer l’efficacité des réseaux de transmission et de diffusion dans l’objectif d’étendre la couverture de la télévision numérique terrestre (TNT) pour qu’elle englobe les zones enclavéeset pour que le taux de couverture du territoire national par la TNT atteigne84%. Le ministre a indiqué, à ce propos, que où la Société nationale de radiodiffusion et de télévision (SNRT) a investi au cours de l’année 2016 près de 170 millions de DH pour la modernisation des équipements de la télédiffusion et 108 millions de DH pour le renforcement de la diffusion audiovisuelle.

Le ministre a rappelé l’adoption de la loi n° 14-96 publié au Bulletin officiel en date du 04 août 2015, qui modifie et complète la loi n° 03-77 relative à la communication audiovisuelle, soulignant que celle loia autorisé les entreprises privéesà opérer des investissements dans les infrastructuresen vue de diffuser la TNT en tant que « diffuseur et fournisseur de servicestechniques »soumis à une autorisation conformément aux dispositions de la loi n° 96-24 relative à la poste et aux télécommunications telle qu’elle a été modifiée et complétée.

El Aâraj a indiqué, par ailleurs, que les sociétés nationalesde communication audiovisuelle exploitent conjointement le réseau hertzien terrestre numérique, ainsi que les infrastructures connexes pour tous les services audiovisuels.

Par ailleurs, le ministre a indiqué que la couverture radiophonique de la SNRT de la Province de Zagora se fait à travers les ondes FM (fréquences de modulation)relayées par les stations situées dans les sites suivants : Zagora, Mahamid, Agdez, Tagounit, Tamzmote, Tazarine et Nekkoub.

D’autre part, M. El Aâraj a annoncé que la SNRTest en coursde réalisation d’un projet ambitieux visant à renforcer lesrelais de diffusion radiophoniquesituées actuellement àla station Zagora, ajoutant que les travaux relatifs à ce projet devraient être réalisés au cours de l’année 2018 et permettront d’assurerune bonne couverture des autres zones relevant de la Province de Zagora.

Concernant l’octroi de licences pour couvrir d’autres zones relevant de la Province de Zagora, le ministre a rappelé qu’il s’agit d’unedes compétences exclusives de la Haute autorité de la communication audiovisuelle.

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