M. Lahcen Haddad, dans une interview accordée au quotidien « Al-Massae »

M. Lahcen Haddad, ministre du Tourisme, a souligné que le Mouvement Populaire n’a pas enregistré de décisions prises de manière individuelle, puisque, et depuis le dernier Congrès national, toutes les décisions sont prises collectivement au sein du Bureau Politique.

Dans une interview exclusive accordée au quotidien « Al-Massae », M. Lahcen Haddad a affirmé que le Secrétaire Général du Mouvement Populaire, M. Mohand Laenser, dispose d’une longue expérience dans le domaine de l’action politique, aussi bien au sein de l’opposition qu’en tant que composante du gouvernement, et qu’il a d’une riche expertise dans bon nombre de questions.

Concernant le fait que le Mouvement Populaire a accepté aujourd'hui de se voir octroyer quatre portefeuilles ministériels seulement bien qu’il ait décroché 32 sièges parlementaires et qu’il s’est satisfait d’un ministère d'Etat sans portefeuille et d’un Secrétariat d’Etat après son refus de participer au gouvernement de 2007, M. Haddad a démenti qu’une quelconque partie ait opposé un véto à la participation du Mouvement Populaire au Gouvernement en 2007, précisant que c’est le Mouvement Populaire qui avait rejeté l'offre qui lui a été faite par le Premier ministre désigné à l’époque, M. Abass Fassi et indiquant que le Bureau Politique avait voté à 95% pour la non-participation ».

M. Haddad ajouté que le Mouvement Populaire ne se souciait pas du nombre de portefeuilles ministériels, mais que de nouvelles donnes ont motivé sa participation au gouvernement en 2009 après la sortie du Parti Authenticité et Modernité vers l'opposition, précisant que ce qui importe pour les militants harakis, à l’heure actuelle, est que le Maroc connait une nouvelle expérience après la réussite du Parti de la Justice et du Développement (PJD) à décrocher 107 sièges.

M. Haddad a souligné que le Mouvement Populaire n’a pas souhaité entrer en friction avec Benkirane lors des consultations ayant précédé la formation du gouvernement, parce que notre but est de servir les intérêts de Marocains. M. Haddad a affirmé, par ailleurs, « nous n'avons aucun problème avec le Parti du Progrès et du Socialisme (PPS) qui a eu droit au même nombre de portefeuilles ministériels, car l'intérêt de notre parti réside dans la mise en œuvre de la Constitution et dans les intérêts du peuple marocain, et allant assurer le succès de l'expérience démocratique ».

En ce qui concerne sa relation avec la mise en cause de l’un de ses collaborateurs lors de la campagne électorale, M. Lahcen Haddad a indiqué « je n’ai rien à voir avec l’affaire soumise à la justice. Même si nous supposons qu’il a été un de mes collaborateurs, celui a qui recouru à des méthodes illégales doit en être tenu responsable et à titre individuel. De plus, la justice ne m’a pas adressé de convocation pour audience ».

M. Haddad a fait part également de l’ambition nourrie par le Mouvement Populaire de réintégrer les partis qui ont émergé de sa matrice, affirmant que le Mouvement Populaire se veut ouvert à tous ses militants, d’autant plus que nous disposons maintenant de la capacité et de la vision s’agissant de la structuration du parti sur les plans local et régional.

S’agissant de la proposition faite par le Parti de la Justice et du Développement (PJD) à certains partis politiques nationalistes de nouer des alliances avant les dernières élections législatives et le fait que le Mouvement Populaire avait préféré à l’époque se joindre à l'alliance des huit partis (G8) et ce, malgré les liens historiques qui l’unissent au Parti de la Justice et du Développement, M. Lahcen Haddad a déclaré « deux courants se partageaient le Mouvement Populaire à l’époque : le premier courant prêchait une alliance avec le Parti de la Justice et du Développement et le second courant prônait la nécessité de s'allier avec les partis libéraux et ce sont les défenseurs de ce courant qui ont subi les frais de l'adhésion au « G8 » au sein duquel de nombreux militants ne se sont pas retrouvés, mais les faits ont donné raison à l'alliance avec le Parti de la Justice et du Développement.

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