L’autorité de l’Etat

Si les informations rapportées par certains médias sur les raids organisés par des groupes de personnes dans certaines demeures d’Aïn Leuh sous couvert de « la lutte contre la prostitution » s’avèrent vraies, il s’agirait donc d’un grave indicateur présageant des pires conséquences.

Aborder ce sujet avec cette crainte ne signifie nullement de défendre la consécration d’un phénomène social aussi vieux que l’être humain concernant « le plus vieux métier du monde », parce que toute personne saine d’esprit ne peut qu’exprimer son dégoût à l’encontre de toute action portant atteinte à la dignité humaine. Mais, la sonnette d’alarme doit être vigoureusement tirée afin de faire face à la logique de « l’arbitraire ».

Il y a des lois dans le pays qui régissent tous les aspects du comportement, tels « la violence » et « la coercition », confiées aux autorités par la force de ces lois. De ce fait, le principe auquel devraient s’incliner tous les Marocains est de ne pas tolérer le désordre, quelles qu’en soient les formes, les motivations et les parties le fomentent.

Le Maroc est un Etat parachevé, et il ne peut pas tolérer le chaos et ceux qui instaurent des tribunaux d'inquisition sous n'importe quel nom que ce soit. Les institutions de l'Etat, chargées de veiller à l'application rigoureuse de la loi, devraient intervenir fermement pour préserver l’autorité de l'Etat, qui n’est pas l’apanage de telle personne ou autre et qui n’obéit pas à la logique du compromis et du consensus.

Nous devons éviter de tomber dans le piège de l’instrumentalisation de la liberté et des valeurs des droits de l'Homme à l'envers, et le délit minimum qui pourrait être retenu contre « la police religieuse » est l’usurpation d’une qualité légalement organisée et la terreur de citoyennes jouissant de la pleine citoyenneté même si elles s’adonnent au plus vieux métier du monde.

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