Des militantes féminines lancent un appel à Laâyoune en faveur de la parité entre les sexes

Des militantes féministes issues de la société civile ont organisé à Laâyoune une rencontre d’information sur le thème « L’intégration du genre dans les politiques et programmes nationaux, levier essentiel pour le développement local ».

Cette rencontre a été marquée par des interventions qui ont versé dans le sens de l’institution du principe de l’égalité entre les hommes et les femmes et de l’abolition de toute loi ne respectant pas ce principe.

S’agissant de la question féminine et des réformes constitutionnelles, les intervenants ont souligné la nécessité que les femmes constituent une force de proposition, compte tenu du fait que les femmes représentent la moitié de la société et devraient ainsi exprimer leurs opinions sur les sept piliers annoncés dans le Discours Royal historique du 09 mars, sans pour autant omettre de souligner que les femmes marocaines ont réalisé des acquis, voire des accumulations, où les droits des femmes devraient se prévaloir d’une forte présence.

Les intervenants ont également salué le Discours Royal du 09 mars, qu’ils ont estimé plus audacieux que les revendications soumises, vu que les mesures politiques et constitutionnelles annoncées dans ce discours constituent une pierre dans l’édifice du processus démocratique et de la consécration des valeurs de la citoyenneté, rappelant que le Discours Royal a été fortement salué par la rue marocaine et par tous les Etats, puisqu’il a pour objectif de jeter les bases d’une régionalisation avancée dans toutes les régions du Royaume, et en premier lieu dans les provinces du Sahara marocain.

En guise de conclusion, les associations organisatrices de cette rencontre, à savoir le Centre marocain pour le développement et la formation à la solidarité internationale, présidé par Mme Latifa Merzak, la Ligue de l’innovation et de la Communication mondiale, présidée par Mme Khadija Barakate, la Section du Forum général des organisations arabes et africaines, représenté par Mme Widad Assabahi, et la journaliste et conseillère au Parlement européen en Belgique, Mme Latifa Aït Baâla …), ont émis des recommandations importantes, à savoir notamment :

  • La mobilisation globale et l’appel de tous les intervenants nationaux, et à leur tête les autorités locales, les acteurs de développement et les organisations non-gouvernementales, à lutter contre la pauvreté, la vulnérabilité, l’exclusion et la marginalisation ;
  • L’apport d’un appui aux femmes divorcées, aux veuves, aux femmes démunies et emprisonnées, aux jeunes diplômés et autres, à travers le lancement d’activités génératrices de revenus, l’encouragement de la libre entreprise et la promotion de l’économie sociale ;
  • La révélation de la situation réelle et déplorable des femmes divorcées, des veuves, des femmes démunies, des prisonnières et des jeunes dans des situations difficiles ;
  • Mettre une terme à la discrimination et à l’exclusion dans les initiatives nationales et les opérations locales lancées pour pourvoir les populations en emplois et en logements ;
  • L’implication de la société civile active et leur non-exclusion dans la réalisation du diagnostic social et économique, lancé pour mettre en évidence les inégalités sociales et l’adoption de critères de sélection et de priorisation des catégories ciblées ;
  • la recherche approfondie et audacieuse des points de dysfonctionnement et des mains invisibles qui se dressent contre tous les principes nationaux et les contrarient, particulièrement dans nos provinces du Sud ;
  • La lutte contre toutes les formes de turbulence et de désordre qui portent atteinte à la dignité de notre pays et à notre intégrité territoriale ;
  • La parité avec les hommes et la consolidation de la représentation des femmes ;
  • La présence renforcée des femmes dans les centres de décision au niveau régional.
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