Dans un droit de réponse en réaction à l’article publié hier mercredi par le quotidien « Akhbar Al-Yaoum »
– Le Mouvement Populaire s’oppose à toute thèse populiste qui hypothéquerait la réforme institutionnelle à la diffamation des personnes
– Le Bureau Politique ne compte en son sein aucun « courant » et la direction du Parti dispose d’une vision cohérente et intégrée de la dynamique des réformes
– Nous demeurerons engagés, comme auparavant, en faveur de revendications raisonnables, en faisant prévaloir le Maroc avant le Parti

En réaction à l’article parue hier mercredi sur la première page du quotidien « Akhbar Al-Yaoum », sous le titre « des voix au sein du Mouvement Populaire revendiquent l’exclusion d’El-Himma, de Majidi et d’Al-Omari, car ils portent préjudice au Roi et au pays », avec plus de détails sur la troisième page, le quotidien « Al-Haraka » a reçu du Mouvement Populaire le droit de réponse suivant, qui a été adressé au quotidien « Akhbar Al-Yaoum » :
Votre journal a publié, sur la première page de son édition n° 399 du 22 mars  2011, un article intitulé « des voix au sein du Mouvement Populaire revendiquent l’exclusion d’El-Himma, de Majidi et d’Al-Omari… » ; lequel article contenait de nombreuses inexactitudes et fausses allégations, contraires au déroulement réel de la réunion du Bureau Politique du Parti, évoquée dans votre article.
Dans l’objectif d’éclairer l’opinion publique, nous apportons les précisions suivantes :
Premièrement : votre article a évoqué la présence d’un « courant » au sein du Bureau Politique ; laquelle allégation est contraire à la réalité, vu que tous les membres de la direction harakie disposent d’une vision cohérente et intégrée de la dynamique des réformes qu’enregistre notre pays. Cette vision, qui est encadrée par le référentiel du Parti et ses objectifs définis par ses instances délibérantes et exécutives, a été réaffirmée par tous les membres du Bureau Politique lors de la réunion susmentionnée.
Deuxièmement : La direction du Parti n’est pas partagée au sujet de la position à l’égard du mouvement des jeunes du 20 février et d’autres appels réformistes, du fait que le Mouvement Populaire dispose d’une vision des réformes depuis des décennies et qu’il interagit positivement avec toutes les approches réformistes pertinentes, qui sont de nature à consolider la dynamique réformiste conduite par Sa Majesté le Roi Mohammed VI depuis son accession au trône, dans le cadre du respect des constantes de la Nation et la volonté collective d’édifier un Maroc démocratique et développé, attaché à son identité plurielle.
Troisièmement : le Mouvement populaire, qui a milité tout au long d’un demi-siècle pour l’instauration du Maroc des institutions, n’a jamais adopté et n’adoptera pas une thèse populiste qui hypothéquerait la réforme institutionnelle à la diffamation des personnes et à leur porter préjudice et ce, pour servir des intérêts inavoués. Ainsi, le Bureau Politique n’a évoqué lors de sa réunion aucun des noms cités dans l’article, car le Mouvement Populaire, convaincu que la réforme et l’intérêt de la Nation exige l’implication de tous, chacun à partir de sa position, dans le cadre du respect mutuel et des règles éthiques, place les intérêts du Maroc au-delà de toute autre considération politicienne, catégorielle ou personnelle.
Quatrièmement : nous relevons que les choses sensationnelles peuvent trouver preneurs beaucoup plus que les choses raisonnables. Toutefois,  nous demeurerons engagés, comme auparavant, en faveur de revendications raisonnables en faisant prévaloir le Maroc avant le Parti.

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