Selon des conditions respectant les mesures sanitaires nécessaires :Simou appelle le ministre de l’Intérieur à autoriser l’organisation des mariages afin de lever le préjudice subi par le secteur des traiteurs

Aliae Riffi:

Mohamed Simou, membre du Groupe Haraki à la Chambre des Représentants, a appelé le ministre de l’Intérieur à autoriser l’organisation des fêtes et des mariages pour lever le préjudice subi par le secteur des traiteurs, dont l’activité a été gelée depuis mars dernier en raison des mesures d’urgence sanitaire prises suite à l’émergence du nouveau Coronavirus.

Dans une correspondance adressé au ministre de l’Intérieur, ce membre du Groupe Haraki à la Chambre des Représentants a affirmé que « compte tenu de l’ampleur des dommages subis par les traiteurs et leur activité en raison de la pandémie du Coronavirus, je suis honoré de vous demander d’œuvrer à lever le préjudice subi par ce secteur, qui opère notamment dans les fêtes et les mariages. Comme vous le savez, le secteur des traiteurs fait travailler, directement ou indirectement, de nombreux professionnels permanents ou saisonniers, à savoir notamment les propriétaires des salles de fêtes, les coiffeurs, les photographes, les esthéticiennes, les musiciens et autres, en plus de leur contribution à l’impulsion d’une dynamique économique et sociale dans plusieurs secteurs, en particulier le commerce intérieur, l’artisanat et le transport ».

Par ailleurs, M. Simou n’a pas manqué de conditionner l’autorisation des fêtes et des mariages par le respect des mesures de précaution et de prévention requises, proposant, à cet égard,d’autoriser le demandeur d’organisation de la fête par les autorités locales et le conseil communal concernés, après avoir effectué une visite du lieu d’organisation de la fête et stipulé dans l’autorisation les conditions à respecter pour l’organisateur de la fête, telles la réduction du nombre d’invités à la fête de manière à garantir le respect des conditions de distanciation,le port des masques, l’interdiction de se serrer la main, la réduction du nombre des tables, la réduction du nombre de travailleurs dans la fête, tels que les serveurs et les musiciens, ainsi que la fixation d’un horaire pour l’organisation de la fête de 19H à 23H.

Simou a conclu sa correspondance en soulignant que l’autorisation de ce secteur pour travailler offrirait des opportunités d’emploi dans les différents métiers qui lui sont connexes et ce, conformément aux mesures de précaution et de prévention requises et à l’instar de l’initiative prise en faveur du secteur des cafés et restaurants, notamment à la lumière du grand préjudice subi par ce secteur, qui a vu son chiffre d’affaires s’effondrer et encouru d’énormes pertes, alors que les employés qui y travaillent sont dans une situation économiquement et socialement vulnérable.

Il est à noter, à cet égard, que les professionnels du secteur des fêtes et des mariages ont organisé auparavant des sit-in dans différentes villes du Royaume, pour demander qu’ils soient autorisés à reprendre leurs activités au service des citoyens, tout en respectant les mesures sanitaires nécessaires.

La réponse du gouvernement est intervenue en prenant la décision de verser des indemnités aux employés du secteur d’organisation des fêtes et des espaces de divertissement dans le cadre d’un contrat-programme pour relancer ce secteur affecté par les répercussions de l’épidémie du Coronavirus. Dans ce sens, plusieurs institutions gouvernementales, ainsi que des représentants de groupements professionnels, ont signé, le 05 octobre 2020 à Rabat, le contrat-programme qui permettra à ces employeurs de bénéficier d’une indemnité mensuelle de 2.000 DH jusqu’à la fin de l’année 2020, en plus des allocations familiales.

Cette décision bénéficiera aux personnes inscrites à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) parmi les organisateurs d’événements, les traiteurs,les opérateurs de location du matériel technique lié aux forums et événements, tels que le son, la lumière et la vidéo, ainsi que les propriétaires d’espaces destinés à accueillir des événements, tels que les salles de fêtes, et d’autres fournisseurs de services connexes et ce, afin de soutenir les différents employés de ce secteur en arrêt d’activité depuis mars dernier en raison de l’état d’urgence sanitaire.

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