Le groupe haraki au Conseil de la Région Drâa-Tafilalet appelle à faire prévaloir l’intérêt de la région et son développement

Il s’excuse de ne pas avoir participé à la troisième partie de la session du Conseil du mois d’octobre 

Zineb Abou-Abdellah:

Le groupe haraki au Conseil de la RégionDrâa-Tafilalet a renouvelé son appel à l’adresse du président et des membres du Conseil à faire prévaloir l’intérêt de la région et son développement, et à tenir une session spéciale consacrée à la réalisation d’une évaluation objective du parcours de cette institution et à une discussion franche des problèmes du Conseil.

Dans une correspondance adressée au président et aux membres du Conseil de la Région Darâa-Tafilalet, le groupe harakia affirmé« nous voici à quelques mois de la fin du mandat avec son actif et son passif, et tout en renouvelant notre appel à faire prévaloir l’unité de l’objectif avant l’unité des rangs, nous appelons à la tenue d’une session extraordinaireregroupant tous les membres du Conseil autour d’une table, consacrée à la réalisation d’une évaluation objective du parcours de cette institution et à une discussion franche des problèmes du Conseil et ce, au lieu de perdre davantage de temps à discuterdes points de l’ordre du jouren dépit leur importance, vue que le climat actuel qui règne auConseil ne favorisera pas la concrétisation des décisions, étant donné que le législateur a voulu que cette institution constitutionnelle soit une partie de la solution et non pas une partie des problèmes de la région.

Le groupe haarki au Conseil de la région a proposé, pour dépasserla situation de blocage où se trouve le Conseil, de tenir une séance plénière pour examinerla situation du Conseil et les causes des différends existants, déterminer les responsabilités et construire un horizon pour une sortie de cette impasse qui n’honore personne, tout en tenant compte du temps limité du mandat du Conseil.

Dans sa correspondance, le groupe haraki au Conseil de la région a également appelé à la mise en place d’un mécanisme institutionnel qui comprend les différentes composantes politiques du Conseil pour parachever le Programme de développement régional (PDR) devant constituer la feuille de route de la phase suivante, au lieu de persister à programmer des projets qui sont impossibles à réaliser compte tenu du climat qui prévalent au sein du Conseil et de lafin imminente du mandat du Conseil.

Afin d’éviter de geler des crédits budgétaires importants dont le Région a grandement besoin, le groupe haraki a proposé de former un groupe de travail qui comprend toutes les composantes du Conseil et dans lequel sera respecté la représentativité politique et territoriale, pour examiner le projet de budget et l’affectation de l’excédent des années précédentes et ce, en vue de l’élaboration de manière consensuelle d’un nouveau budgetoù les dotations seront orientées vers trois grands programmes en coordination avec les autorités publiques concernées, à savoir notamment le programme de réduction des disparités territoriales et sociales en milieu rural, notamment l’axe des routes rurales,la contribution à l’atténuation des répercussions de la pandémie du Coronavirus, notamment dans les secteurs de la santé et de l’enseignement, et la contribution à la résolution de la problématique de l’eau dans la région.

D’autre part, le groupe harakis’est excusé de ne pas avoir participé à la session du Conseil du mois d’octobre dans sa troisième partie prévue le mercredi 14 octobre 2020, après avoir constaté l’impossibilité de la tenir durant les deux phases précédentes en raison de l’absence de tout progrès dans la résolution des problèmes en suspens entre les composantes du Conseil, de l’incapacité collective à surmonter la division et de la persistanced’un climat anormal qui encadre les travaux du Conseil.

Par ailleurs, le groupe haraki a exprimé son aspiration à ce que les différentes composantes du Conseil interagissent positivement avec ses propositions, soulignant que sa main est tendue pour contribuer efficacement à surmonter toute les entraves et faire sortir le Conseil de cette impasse et ce, au service des intérêts de plus d’un million et demi des habitants de la région qui aspirent à jouir de leur droit légitime à saisir davantage d’opportunités de développement, et non à un spectacle dramatique dont ils s’amuserontsur leurs plateformes virtuelles à l’occasion de chaque session.

Le groupe haraki a conclu sa correspondance en rappelant ce qui avait été souligné par Sa Majesté le Roi Mohammed VI dans Son discours à l’occasion de l’ouverture de l’année législative en cours, à savoir que « le succès est collectif au service de la Nation, ou il ne l’est pas ».

Il est à noter que le groupe haraki au Conseil de la Région Drâa-Tafilalet avait précédemment confirmé son refus total de s’impliquer dans les conflits que le Conseil connaît, soulignant sa volonté de faire partie de la solution et que son action sera toujours en faveur de l’intérêt de la région et de ses habitants. Il a assuré que sa main est tenduepour trouver une solution collective qui met le conseil sur une voie positive en vue de consolider le choix du développement de la région, en coopération avec les différents protagonistes au Conseil.

Il convient de noter que les travaux de la session ordinaire du Conseil de la Région Drâa-Tafilalet pour le mois d’octobre ont été reportés pour la deuxième fois consécutive faute de quorum et ce, à la lumière du boycott des membres de l’opposition.

L’article 45 de la loi organique relatives aux régions stipule que « les délibérations du Conseil de la région ne sont valables que si plus de la moitié de ses membres sont présents à l’ouverture de la session ».

L’opposition critique la manière dont l’ordre du jour de la session ordinaire d’octobre a été préparé, car elle considère qu’il n’est pas possible de donner crédit à une méthode de gestion déraisonnable et illégale.

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