Commentant une réponse du ministre de la Santé : Le Groupe Haraki à la Chambre des Conseillers révèle la situation désastreuse de certains centres de dialyse

Sbaîi appelle le ministre de la Santé à prendre des mesures urgentes pour réduire les souffrances de plus d’un million de patients

Saliha Boujraf:

Le Groupe Haraki à la Chambre des Conseillers a critiqué, mardi dernier à Rabat, la situation désastreuse de certains centres de filtrage de dialyse, indiquant que « malgré les efforts déployés dans le cadre du programme national de lutte contre l’insuffisance rénale, de nombreux centres de dialyse enregistrent de nombreux dysfonctionnements ».

Comment la réponse apportée par le ministre de la Santé, M. Khalid Aït Taleb, à une question orale sur le programme mis en place par le ministère de la Santé pour entretenir les centres de dialyse et qui concerne plus d’un million de patients atteints d’insuffisance rénale, M. M’barek Sbaîi, Président du Groupe Haraki à la Chambre des Conseillers, a indiqué que les principaux dysfonctionnements résident dans le déficit de cadres ce qui aggrave la crise, la faiblesse des services fournis, l’absence d’hygiène et le déséquilibre entre l’offre et la demande, ajoutant que« de tels dysfonctionnements entraînent l’inscription de patients sur des listes d’attente ».

Par ailleurs, M. Sbaîi a noté l’absence d’équité régionale et territoriale dans la répartition et la réalisation de ces centres, appelant à rendre justice à certaines régions et provinces et au monde rural, à la création de nouveaux centres de dialyse, à la révision des critères de subvention des centres existants pour qu’ils soient équitables et basés sur le critère du déficit et tiennent compte de la distance séparant ces centres des villes.

Sbaîi a souligné, en outre, que cette mesure est de nature à atténuer l’encombrement des centres existants, évoquant à cet égard la situation de la Province de Safi.

Le Président du Groupe Haraki à la Chambre des Conseillers a mis l’accent sur la nécessité pour le ministère de respecter les procédures de passation des marchés avec les centres de dialyse, appelant à l’implication des collectivités territoriales dans ce secteur vital afin de contribuer au financement de la réalisation et de l’équipement de ces centres à travers la conclusion de conventions de partenariat avec le ministère de la Santé et le secteur privé en vue de l’acquisition de leurs services et de la création des centres de transplantation rénale, tout en soulignant la nécessité de la révision de l’arsenal juridique régissant le don d’organes.

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