Commentant une réponse du ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts : Le Groupe Haraki à la Chambre des Représentants appelle à un examen critique du plan « Halieutis »

Mohamed Lamine Didi note que malgré la stratégie « HoutBladi », les Marocains consomment du poisson à un prix élevé

Saliha Boujraf:

Le Groupe Haraki à la Chambre des Représentants a appelé, lundi dernier à Rabat, à un examen critique des dysfonctionnements du plan « Halieutis »en vue du développement du secteur de la pêche maritime.

Dans ce sens, le Groupe Haraki à la Chambre des Représentants a affirmé que « bien que les dysfonctionnements qui entachent ce plan soient limitées, il est nécessaire de réexaminer les programmes et les stratégies adoptés pour qu’ils soient plus efficaces et efficients et traitent de nouveaux aspects qui sont de nature à mieux valoriser le secteur de la pêche maritime au Maroc et à consolider davantage les acquis socio-économiques dont devraient tirer profit le secteur et les professionnels.

Commentant la réponse apportée par le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts à une question centrale sur « Le bilan du plan Halieutis et les perspectives du secteur de la pêche maritime », M. Mohamed Lamine Didi, membre du Groupe Haraki à la Chambre des Représentants, a mis l’accent sur la nécessité de l’intégration dudit plan dans le tissu entrepreneurial, en particulier les petites et moyennes entreprises, d’autant plus que les mesures prévues dans le projet de loi de finances 2020 insistant sur cela.

Didi a appelé notamment à la nécessité de réexaminer les problématiques de la commercialisation externe et interne, notant que malgré la stratégie « HoutBladi », le citoyen marocain continue de consommer le poisson marocain à un prix élevé.

Par ailleurs, le Groupe Haraki à la Chambre des Représentants n’a pas manqué d’appeler à accorder davantage d’intérêt aux pêcheurs traditionnels, en particulier en ce qui concerne la généralisation de la couverture sociale et médicale, comprenant notamment la retraite et d’autres services.

Il convient de mentionner que le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts avait souligné, dans sa réponse, les principaux acquis réalisés par le secteur de la pêche maritime depuis le lancement du plan « Halieutis », affirmant que ce secteur a enregistré la mise en œuvre de plusieurs chantiers qui ont amélioré l’efficacité et la performance du secteur de la pêche maritime, notamment en augmentant le chiffre d’affaires des premières ventes des captures de la pêche traditionnelle et côtière.

Le ministre avait souligné que grâce au plan « Halieutis », près de 96% des espèces marines sont gérées désormais par des programmes d’aménagement des pêcheries, contre 5% en 2007.

Le ministre a également évoqué la généralisation de la couverture sociale et médicale à tous ceux qui opèrent dansle secteur de la pêche maritime, y compris les marins pêcheurs traditionnels au niveau de tous les ports et villages de pêche, ainsi que la généralisation de l’assurance contre les accidents de travail pour couvrir toutes les catégories de pêcheurs à partir de janvier 2018.

Partager sur Facebook