Le Groupe Haraki à la Chambre des Représentants appelle le gouvernement à soutenir l’auto-emploi dans le monde rural :

La plupart des jeunes ruraux ne savent rien du programme de l’auto-emploi et même ceux qui en sont informés se heurtent à des procédures complexes et à la faiblesse de leur formation

 Saliha Boujraf

Le Groupe Haraki à la Chambre des Représentants a appelé, lundi dernier à Rabat, le gouvernement à soutenir l’auto-emploi dans l’objectif de développer l’élément humain et d’offrir des opportunités d’emploi aux jeunes en chômage dans le monde rural.

Commentant la réponse apportée par M. Mohamed Amkraz, ministre du Travail et de l’Insertion professionnelle lors de la séance des questions orales, le Groupe Haraki à la Chambre des Représentants a mis en exergue les dysfonctionnements qui entachent le programme de développement de l’auto-emploi, notamment dans le monde rural, indiquant que cela a été évoqué dans le Discours Royal prononcé à l’occasion de l’ouverture de l’actuelle session législative, surtout la difficulté d’accès des jeunes entrepreneurs aux crédits et la faiblesse de l’accompagnementdes diplômés.

Par ailleurs, le Groupe Haraki à la Chambre des Représentants a appelé le gouvernement à élaborer un programme dédié au soutiendes jeunes diplômés et au financement des micro-projets d’auto-emploi, tout en veillant à la mise en œuvre des recommandations du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE), notamment celle relative à la création d’uneinstance nationale accompagnant et soutenant l’auto-entreprenariat.

D’autre part, le Groupe Haraki à la Chambre des Représentants a également relevé que la loi relative à l’autoentrepreneurn’a pas atteint les objectifs escomptés, en particulier dans les rangs de la population rurale, affirmant que la problématique est plus accentuée dans le monde rural, car la plupart des jeunes ruraux ne savent rien de l’auto-emploi et même ceux qui en sont informés se heurtent à des procédures complexes et à la faiblesse de leur formation.

Le Groupe Harakià la Chambre des Représentants a ajouté que les jeunes qui ont adhéré à de telles initiatives souffrent de la complexité des procédures, de la faiblesse du financement et de l’absence d’accompagnement, ce qui occasionne les vagues d’immigration et l’emprunt des barques de la mort que nous constatons aujourd’hui.

Le Groupe Haraki à la Chambre des Représentants a poursuivi en appelant à insuffler une dynamique de l’auto-emploi, en particulier dans les rangs des jeunes et les femmes, à contribuer à l’intégration du secteur informel, à la réduction systématique et pratique du chômage et à l’augmentation du taux de couverture médicale, voire à s’inspirer d’expériences internationales réussies dans le domaine de l’auto-emploi, en particulier celles initiées en France, au Canada, au Brésil et en Inde.

Le Groupe Haraki à la Chambre des Représentants a également mis l’accent sur l’importance d’accorder davantage d’attention au programme de l’auto-emploi, notamment en milieu rural, appelant à l’organisation d’assises nationales consacrées à l’évaluation de ce programme, en présence du gouvernement, du secteur privé et des banques concernées.

Il est à noter que le projet de loi de finances 2020, présenté lundi dernier par le ministre de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’administration lors d’une séance plénière conjointe des deux chambres du Parlement, prévoit la créationd’un Fonds d’appui au financement de l’entrepreneuriat doté de 6 milliards de DH sur une durée de trois ans et ce, dans le cadre du partenariat entre l’Etat, Bank Al-Maghrib et le Groupement Professionnel des Banques du Maroc (GPBM).

Ce fonds, créé en application desHautes Orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI contenues dansSon discours à l’occasion de l’ouverture de l’actuelle année législative, sera consacré principalement à soutenir les jeunes diplômés et à leur permettre d’obtenir des crédits bancaires pour financer leurs projets, ainsi qu’àappuyer les petites et moyennes entreprises œuvrant dans le domaine de l’export, en particulier vers l’Afrique, et à favoriser l’intégration professionnelle et économique despersonnes actives dans lesecteur informel.

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