Amzazi : La loi-cadre n° 51.17 permettra de sécuriser et de pérenniser la réforme du système éducatif

Saliha Boujraf:

Saïd Amzazi,ministre de l’Education nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique,a affirmé, hier samedi à Casablanca, que la loi-cadre n° 51.17 relative au système d’éducation, d’enseignement, de formation et de recherche scientifique permettra de sécuriser et de pérenniser la réforme tant attendue du système éducatif.

Prenant partà la 2ème édition de l’Université d’été de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), organisée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI les 13 et 14 septembre courant, M. Amzazi a mis en exergue l’importance de cette loi-cadre, ajoutant que des tournées seront organisées dès ce mois à travers le territoire national pour présenter le contenu de cette loi-cadre dans la perspective d’aboutir à un pacte national fédérateur et mobilisateur autour de l’école publique marocaine.

Le ministre a souligné que l’éducation est une affaire qui concerne la société dans son ensemble puisque 10 millions de personnes, entre élèves, stagiaires et étudiants, ont un lien avec le système éducatif, appelant à cet égard à fédérer les efforts pour promouvoir ce secteur et œuvrer au service de l’école publique.

Amzazi a poursuivi que Le Maroc s’est inscrit, à l’instar de nombreux pays, dans un processus de généralisation de l’enseignement, y compris dans les régions les plus vulnérables du pays, se félicitant des taux de scolarisation qui ont atteint des niveaux records au cycle primaire et de la réduction du taux d’analphabétisme dans la perspective d’atteindre un taux d’analphabétisme de 10% seulement dans les rangs de la tranche âgée de 15 à 24 ans.

Par ailleurs, le ministre a rappelé que l’obligation de scolarisation couvrira désormais la tranche d’âge de 4 à 16 ans au lieu de celle de 6 à 15 ans actuellement, notant que cette mesure se traduira par un gain de 4 ans au niveau de la moyenne de scolarisation qui est considérée comme un indicateur très important dans l’indice de développement humain.

Amzazi a indiqué, en outre, que le marché de travail accueille annuellement près de 300.000 lauréats des universités et de la formation professionnelle, ce qui requiert de rehausser la qualité la nécessité des filières professionnelles et de limiter la standardisation dans le choix et la détermination de ces filières, précisant qu’une nouvelle architecture pédagogique vient d’être adoptée pour diversifier l’offre des filières et pallier les dysfonctionnements enregistrés sur ce plan.

Organisée sous le thème « L’entreprenariat, axe central de notre modèle de développement », la 2ème édition del’Université d’été de la CGEM a été marquée par la participation de plusieurs personnalités politiques et économiques, nationales et internationales, et de plus de 2.000 entrepreneurs, universitaires et étudiants.

 

 

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