M.Moubdiî soulève les questionnements et les préoccupations des Marocains au sujet de la détérioration de la santé lors de l’accueil de M. Doukkali par le Groupe Haraki

Les membres du Groupe Haraki à la Chambre des Représentants présentent des problématiques de santé qui concernent les zones qu’ils représentent et mettent en évidence certains défis qui accentuent les souffrances de la population

 Saliha Bajaraf:

Le Groupe Haraki à la Chambre des Représentants a accueilli, lundi dernier, M. Anass Doukkali, ministre de la Santé, pour jeter la lumière sur la problématique de la santé qui est au centre des préoccupations de l’opinion publique nationale.

Dans une allocution prononcée à cette occasion, M. Mohamed Moubdiî, Président du Groupe Haraki à la Chambre des Représentants, a souligné que le Groupe Haraki cherche, à travers la discussion du secteur de la santé, à soulever de nombreux questionnements qui préoccupent les Marocains, en particulier devant la croissance continue des besoins des populations dans ce secteur.

Par ailleurs, M. Moubdiî a évoqué, à cet égard, la difficulté d’accès aux services de santé dans de nombreuses occasions, la détérioration croissante des services de santé dans les hôpitaux publics et la difficulté d’accès aux centres de santé privés, affirmant dans ce sens que « le secteur de la santé préoccupe les citoyens et nécessite des efforts concertés pour pallier les dysfonctionnements que connait ce secteur vital ».

En outre, M. Moubdiî a rappelé que le Groupe Haraki a veillé toujours à adopter une approche de communication avec le pouvoir exécutif pour discuter des sujets divers qui préoccupent l’opinion publique nationale.

Moubdiî a critiqué, à cet égard, la lenteur accusée en matière de mise en œuvre des dispositions de la carte sanitaire et du programme de mise à niveau des structures hospitalières, assurant que cette problématique exige l’adoption d’une stratégie qui prend en considération les spécificités territoriales.

Pour leur part, la plupart des membres du Groupe Haraki à la Chambre des Représentants ont posé les problématiques de santé qui concernent les zones qu’ils représentent, mettant en exergue certains défis qui accentuent les souffrances des populations, soit à cause de l’éloignement géographique, en particulier dans les zones à vocation rurale, les villages et les montagnes, soit en raison du manque ou de l’absence de cadres et de centres de santé.

Les membres du Groupe Haraki à la Chambre des Représentants ont relevé que la politique de santé n’est pas en phase avec le développement démographique que connaissent les différentes régions du Royaume, ce qui fait que de nombreux citoyens ne bénéficient pas de leur droit à des soins de santé.

Certains membres du Groupe Haraki, à l’instar de M. Kamal Laâfou(Province de Moulay Yacoub) qui a exprimé son étonnement de l’absence d’un centre hospitalier dans la commune d’Aïn Chkef bien que cette commune compte plus de 25.000 habitants et de M. Mohamed Fadili (Province de Deriouch), ont évoqué des situations humanitaires qui ont exigé leur intervention sans toutefois qu’ils puissent débloquer la situation.

Pour sa part, M. Mohamed Ouzzine a évoqué la problématique du « noir » (dessous de table)exigé au niveau de certaines cliniques, ainsi que la difficulté de lutter contre la marginalisation des zones rurales en matière de santé, affirmant qu’« il y a des contraintes dans le monde rural auxquelles il faudrait faire face ».

Dans le même contexte, MmeHakima Belksaoui a noté l’absence de réponses claires dans le domaine de la santé, faisant étant de la souffrance des habitants de Moulay Bouâazza (Khénifra) qui comprend trois communes.

De son côté, M. Abdelaziz Kouskoussa soulevé la problématique de la santé au niveau de la Province de Taza, en particulier dans les communes rurales, alors que M.Al Mostafa Lamkhantara parlé du déficit en médicaments au niveau de l’hôpital d’El Jadida et de l’absence de cadres médicaux, en particulier dans les zones rurales.

Pour sa part, M. Hassan Laenser a souligné que les habitants de la Province de Boulemane souffrent toujours de la détérioration du secteur de la santé malgré l’étendue du territoire de cette province, comme en témoigne la situation désastreuse du secteur de la santé au niveau de la commune Imouzzer Mermoucha en dépit de la croissance du nombre des habitants de cette commune et du fait qu’elle dispose de tous les indicateurs qui plaident pour la création d’un hôpital, vu que les autorités concernées n’accordent pas l’intérêt nécessaire à cette question. M. Hassan Laenser a appelé à cet effet à la nécessité de mettre en place des unités de santé mobiles.

A son tour, Mme Ghita Al Hatimi a appelé à accorder de l’intérêt aux priorités des Marocains dans le secteur de la santé, dénonçant la détérioration de la situation de la majeure partie des services d’urgence, ainsi que la nécessité de fournir des antidotes contre les venins,notamment au niveaudes zones affectées parce phénomène.

De son côté, M.LahcenSekkouri a mis en évidence qu’il existe un consensus sur bon nombre de contraintes qui nécessitent une intervention urgente des parties concernées, soulignant que la répartition inéquitable des ressources humaines et les déficits cumulés durantles dernières années rend les efforts déployés incomplets.

Dans ce sens, M. Sekkouri a affirmé que« le Maroc a choisi la régionalisation et que le gouvernement a opté pour la déconcentration, ce qui requiert de nous de disposer d’une vision claire dans ce secteurqui tient compte de ces deux choix ».

Pour sa part, MmeLaïlaAhkim a choisi d’aborder la problématique du « Ramed », ainsi que les propositionsd’amendements au projet de loi n° 45.13 relative aux opticiens et aux et ophtalmologues.

En réponse aux questions des membres du Groupe Harakià la Chambre des Représentants, M. AnassDoukkali, ministre de la Santé, a présenté la stratégie du ministère, qui tient compte des besoins croissants des populations et de l’élargissement de la zone géographique, soulignant que le ministère œuvre à remédier aux lacunes relevées, mais le secteur de la santé ne peut être géréindépendamment des autres acteurs, dont notamment l’institution législative.

Doukkaki a souligné, dans ce sens, que les Hautes Orientations Royales et la vision stratégique du secteur de la santé requièrent l’implication et la mobilisation de tous pour garantir le succès des réformes engagées.

Le ministre a évoqué la politique de santé intégrée déployée au niveau du monde rural, ainsi que les différentes réalisations à mettre à l’actif du ministère, comme l’élaboration du plan de la santé 2025, tout en indiquant que le nombre des bénéficiaires du« Ramed »s’élève à près de 12 millions bénéficiaires.

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