Dans un commentaire lu au nom du Groupe Haraki à la Chambre des Conseillers lors de la discussion du bilan d’étape de l’action gouvernementale : Sbaîi souligne que le Maroc a besoin de mettre en place un modèle de développement qui préserve les acquis et remédie aux dysfonctionnements

Il a critiqué les conflits politiques qui entravent l’adoption d’importants projets de lois au sein de l’institution législative

 Saliha Boujraf:

Le Groupe Haraki à la Chambre des Conseillers a souligné que le Maroc a besoin de mettre en place un modèle de développement alternatif, qui préserve les acquis positifs et remédies aux dysfonctionnements, comme l’avait prôné Sa Majesté le Roi Mohammed VI et démontré les différents faits concrets.

Dans un commentaire lu par M. Mbarek Sbaîi, Président du Groupe Haraki à la Chambre des Conseillers,lors de la séance plénière consacrée à la discussion du bilan d’étape de l’action gouvernementale, le Groupe Haraki à la Chambre des Conseillers a mis en exergue une série de dysfonctionnements qui devraient être palliés, en particulier dans les domaines économique et social.

Le Groupe Haraki a également souligné la nécessité d’engager une réforme politique qu’il a considéré comme étant l’une des principales clés de ce modèle de développement escompté,à travers l’instauration d’une gouvernance efficace, la définition des priorités, l’orientation optimale des investissements publics et l’élaboration de modèles de développement régionaux établissant,dans leurs aspects communs et leurs caractéristiques spécifiques, les bases d’un modèle de développement national, ayant pour finalité la réduction des disparités territoriales et sociales et la réhabilitation des régions et des catégories qui ont été privées par les politiques publiques centralisées,durant des décennies, de leurs droits légitimes en matière de développement.

Sbaîi a ajouté que ce modèle de développement devrait s’appuyer sur une nouvelle vision économique faisant de l’entreprise nationale son axe principal, mettant en place des mesures positives pour soutenir les petites et moyennes entreprises et améliorer le climat des affaires, jetant les bases à des projets contribuant à la promotion de l’emploi et intégrant les jeunes dans le cycle économique.

Sbaîi a indiqué que le nouveau modèle de développement devrait reposer aussi sur une réforme radicale et globale de la fiscalité, la résolution des problématiques du foncier tous types confondus, l’accélération de l’activation des centres régionaux d’investissement sous leur nouvelle forme et la promotion de l’équité sociale et de la démocratie culturelle, en accordant une attention particulière aux secteurs de l’éducation, de la santé et du développement culturel, à travers l’institution de la démocratie linguistique et culturelle en tant que pilier de la démocratie dans son acception large, en plus de la consolidation du Maroc des régions dans le cadre de l’unité de la patrie et du territoire.

Par ailleurs, le Groupe Haraki à la Chambre des Conseillers n’a pas manqué de critiquer ce qui se passe au sein de l’institution législative, affirmant à cet égard qu’« il n’est plus acceptable de faire de l’institution législative une arène de guéguerres politiciennes qui entravent l’adoption d’importants projets de lois, comme en témoigne la poursuite de laviolation de la constitution en entravant l’adoption des projets de lois organiques relatives à la mise en œuvre du caractère officiel de la langue amazighe, à la création du Conseil national des langues et de la culture marocaines et à l’organisation de la grève, ainsi que la tergiversation pour des motifs idéologiques et électoralistes à adopter le projet de la loi-cadre relative à l’éducation et à la formation et d’autres projets de lois à caractère social.

Dans le même sens, M. Sbaîi a rappelé notant que des lois,qui ont été adoptées par le Parlement, attendent toujours que leurs décrets et textes d’application soient édictés, appelant à la révision des lois organiques relatives aux partis, aux élections et aux collectivités territoriales en vue de remédier aux dysfonctionnements relevés à l’occasion de leur application.

Sbaîi a appelé aussi à la réforme les lois régissant les syndicats et les chambres professionnelles pour les habiliter à être en phase avec la transformation constitutionnelle et sociétale et à accompagner le processus démocratique et de développement au Maroc.

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