Laenser souligne les ambitions du Maroc dans le cadre du statut de « Partenaire pour la démocratie locale »
Partenariat pour la démocratie locale : La délégation marocaine prend part à sa première session plénière dans le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux

Saliha Boujraf

 

Les perspectives du « Partenariat pour la démocratie locale » ont été,hier mercredi à Strasbourg, au centre de la première session plénière du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux (CPLR)du Conseil de l’Europe à laquelle a pris part la délégation marocaine et lors de laquelle elle exprimé ses attentes de ce nouveau partenariat.

A cette occasion, M. Mohand Laenser, Président de l’Association des Régions du Maroc, et M. Abdelouahhab El Jabri, Gouverneur à la Direction Générale des Collectivités Locales relevant du ministère de l’Intérieur,ont souligné les ambitions du Maroc dans le cadre du statut du « Partenaire pour la démocratie locale » ; étant le premier pays à bénéficier de ce statut auprès de cette instance européenne.

Intervenant devant les membres du CPLR, M. Laenser a souligné que le vote en faveur de l’octroi de ce statut au Maroc constitue une reconnaissance des efforts déployés par le Royaume e matière de consolidation de la décentralisation, de la régionalisation et de la démocratie locale, précisant que ce vote vient également appuyer la ferme volonté du Maroc, sous la direction de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, d’enrichir ses relations multiformes avec ses partenaires européens.

Laenser a ajouté que « ce vote constitue aussi, pour nous les Marocains, un engagement fort et soutenu d’œuvrer à la consolidation du dialogue politique entre nos élus régionaux et locaux et les membres du CPLR, à travers une implication constante dans les activités du Congrès, d’une part, etla participation à la consécration de de la démocratie locale au Maroc, d’autre part ».

Au nom des membres de la délégation marocaine, M. Laenser a réaffirmé devant le Congrès l’engagement collectif des élus marocains en faveur d’un « partenariat fructueux » avec le CPLR portant sur le partage de valeurs,d’expertises, de mécanismes et d’expériences utiles pour la gestion de leurs collectivités au service des habitants des régions qu’ils représentent.

Le Président de l’Association des Régions du Maroc a indiqué, dans ce sens, que la coopération tripartite couvrant l’Afrique constitue l’un des domaines de coopération à développer avec le CPLR.

Laenser a affirmé, à cet égard, que le Maroc représente un « facteur naturel » pour la réalisation du rapprochement entre l’Europe et l’Afrique dans bon nombre de domaines, notamment en matière de renforcement des autorités locales.

Par ailleurs, M. Laenser a indiqué qu’en Afrique subsaharienne, la démocratie locale a enregistré un développement substantiel qui nécessite davantage de soutien, ajoutant que le Maroc s’est engagé dans cette voie, notamment à travers la promotion de la coopération décentralisée Sud-Sud.

Laenser a évoqué, à cet égard, l’appui qu’a apporté le Maroc à la création d’un forum des régions d’Afrique au Sommet des gouvernements locaux africains tenu à Marrakech l’année dernière, partant de sa conviction qu’une telle coopération renforcerait les liens de fraternité et de solidarité entre les peuples.

Laenser a exprimé l’espoir que le « Partenariat pour la démocratie locale » contribuerait aujourd’hui au rayonnement international des collectivités locales, européennes et africaines, dans le cadre d’une gouvernance mondiale, solidaire et équitable.

Pour sa part, M. El Jabri a salué le fait que le CPLR ait mis son expérience riche et variée au bénéfice du Maroc en tant que « Partenaire de la démocratie locale ». Dans ce sens, il a passé en revue une série de projets de coopération initiés pour soutenir des chantiers ouverts dans ce domaine au Maroc au profit des collectivités territoriales, dans le but de renforcer des services de proximité efficaces et de promouvoir un développement durable et intégré.

El Jabri a souligné que si le Royaume avait opté, dès les premières années de son indépendance, pour la décentralisation progressive comme choix politique et cadre moderne de gestion des affaires publiques, il n’en demeure pas moins que la consécration de la démocratie, la consolidation des droits de l’Homme et l’élargissement des libertés publiques et individuelles constituent sans aucun doute des chantiers majeurs dans le cadre du projet sociétal moderniste, démocratique et solidaire lancé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

El Jabri a ajouté que le processus de décentralisation, qui constitue une option « irréversible », est au centre des préoccupations des pouvoirs publics et témoigne d’une ferme volonté de consacrer l’exercice de la démocratie de proximité et de promouvoir la participation citoyenne à la gestion des affaires locales.

El Jabri a évoqué, à cet égard, la constitution de 2011 qui consolide ce processus à travers la consécration d’une organisation territoriale décentralisée basée sur la régionalisation avancée, indiquant que le processus de réforme dans le domaine de la régionalisation avancée et la consécration des fondements de la démocratie locale sont considérés comme des moyens et des objectifs du chantier de modernisation de l’Etat.

El Jabri a assuré que les attentes du Maroc du « Partenariat pour la démocratie locale »se résument en « la consolidation des acquis et l’amélioration des pratiques ».

De leur côté, bon nombre d’élus locaux et européens ont salué l’approche adoptée par le Maroc en vue d’activer le Partenariat pour la démocratie locale, qui représente une nouvelle étape dans la coopération entre le Maroc et le Conseil de l’Europe.

Ils ont également salué l’octroi au Maroc du statut de « Partenaire de la démocratie locale », qui prend en compte la dynamique de réforme dans laquelle il s’est engagée afin de consacrer les valeurs démocratiques et favoriser sa participation aux activités de coopération avec le Conseil de l’Europe.

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