Le rapport de Freedom House sur la liberté du numérique fait fi des indicateurs positifs du Maroc en matière de liberté de la presse et des médias numériques

Le ministère de la Culture et de la communication – Département de la Communication a souligné que le rapport publié récemment par l’organisation « Freedom House » sur la liberté du numérique, qui a placé le Maroc au 2ème rang dans la région du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (MENA), ignore les indicateurs positifs enregistrés par le Royaume en matière de liberté de la presse et des médias numériques et fait fi de l’attachement du Maroc aux normes internationales dans le domaine de la liberté de la presse et du développement des médias numériques.

Dans un communiqué, le ministère a réagi à ce rapport qui a placé le Maroc au 33 ème rang mondialement avec une note moyenne de 45 points au titre de l’indicateur de la liberté du numérique et placé ainsi le Maroc parmi les pays partiellement libres en matière de liberté du numérique, en présentant des données imprécises et dépourvues d’objectivité.

Le rapport susmentionné a classé les pays en trois catégories : la première catégorie comprend les pays jouissant de la liberté du numérique et des médias sociaux, la deuxième catégorie regroupe les pays jouissant d’une liberté du numérique partielle, tandis que la troisième catégorie couvre les pays qui ne sont pas libres en matière d’accès à Internet.

S’agissant de l’indicateur de la liberté, le ministère a précisé que ce processus s’est renforcé en adoptant un code de la presse et de l’édition qui comprend trois composantes, à savoir la loi relative à la presse et à l’édition, la loi relative au statut des journalistes professionnels et la loi portant création du Conseil national de la presse qui a doté le secteur d’un cadre juridique avancé au diapason des différentes normes internationales dans ce domaine.

Le ministère a souligné, en outre, que les garanties de la pratique du journalisme ont été renforcées en vertu de l’adoption de la disposition relative à la protection juridique de la confidentialité des sources dans le cadre du code de la presse et de l’édition et de la mise en place de mesures incitatives publiques consacrées au secteur, conformément aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur.

En matière de liberté d’accès à Internet et de promotion du journalisme numérique, le ministère a indiqué des garanties juridiques ont été mises en place, précisant à cet égard que la liberté de la presse numérique est garantie constitutionnellement.

Le ministère a précisé que cette évolution positive se traduit notamment par l’augmentation du nombre des journaux électroniques ayant des noms de domaine « .ma », qui est passé de 73 en 2016 à 129 en 2017, ainsi que par la progression du nombre de journalistes de la presse électronique qui a atteint 349 journalistes en 2017 contre 98 journalistes en 2015.

Dans le même sens, le ministère a évoqué la hausse de la quote-part des dépenses de publicité via Internet, indiquant que 59% des dépenses de publicité ont été consacrées à la publicité en ligne et que le processus d’intégration de la presse numérique dans le système de subvention publique accordée à la presse s’est poursuivi au cours de l’année écoulée.

La même source a ajouté que le Maroc se distingue par une diversité des structures de propriété des médias et par une liberté totale de publication des journaux électroniques, relevant qu’aucun cas d’interdiction ou de saisie d’un média numérique n’a été enregistré cette année. De même, aucun cas d’intervention de la part de l’autorité gouvernementale pour limiter l’autonomie ou influencer la ligne éditoriale de ces supports n’a été relevé. De plus, aucun site électronique n’a fait l’objet de fermeture administrative ou d’une interdiction d’accès.

En conclusion, le ministère a souligné que le classement de Freedom House est dépourvu de précision et d’objectivité et manque d’arguments et ne prend pas compte les indicateurs positifs enregistrés par le Royaume en matière de liberté de la presse et des médias numériques qui permettent au Maroc de se classer parmi les pays jouissant de la liberté du numérique et des réseaux sociaux.

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