Lors de la 2ème édition du Festival national de Mermoucha :Hassan Laenser souligne que cet événement est une communion entre le résistant fier de son histoire et l’acteur local préoccupé par le développement de son territoire

La ville d’Imouzzer Mermoucha a accueilli, tout au long de trois jours, les visiteurs de la deuxième édition de son festival national, organisé par l’association « Tous pour le développement de Mermoucha » sous le thème de « Le capital immatériel… richesse et développement ».

Comme indiqué dans l’allocution d’ouverture de son directeur M. Hassan Laenser, le festival vise à relier le passé au présent en vue de façonner les perspectives d’un avenir prospère de développement pour cette région généreuse et fière, qui a marqué l’histoire récente de ses empreintes de fierté et de gloire à l’occasion de sa lutte nationale contre l’oppression coloniale. En effet, le soulèvement du 02 octobre 1955 demeure une épopée dans le processus historique des tribus de Mermoucha et de ses vaillants natifs, qui ont exprimé à travers par cette épopée héroïque leur patriotisme sincère et attachement au glorieux trône alaouite.

Le festival national annuel de Mermoucha se veut ainsi une communion entre le résistant fier de son histoire et l’acteur local préoccupé par le développement de son territoire, selon une démarche qui anticipe l’avenir avec une vision de développement, basée sur le système du patrimoine immatériel dans toutes ses manifestations culturelles, sociales et historiques et encadrée par une conviction partagée entre tous les responsables de chose culturelle sur les plans national, régional, provincial et local.

Soulignant la corrélation entre le capital immatériel et la dimension de développement, M. Hassan Laenser a précisé que la consécration du thème de la 2ème édition de ce festival au capital immatériel traduit la ferme volonté de façonner une identité territoriale, qui tire son essence du patrimoine culturel et symbolique et ce, partant du fait que le développement, dans son ensemble, est d’abord un processus culturel et social qui reflète la spécificité territoriale qui appuie les atouts matériels communs.

Par ailleurs, M. Hassan Laenser a mis l’accent sur la nécessité d’accorder une importance particulière au capital immatériel dans le cadre de l’élaboration et de l’encadrement des orientations de développement, en s’appuyant sur des éléments en relation avec la connaissance, l’expertise, la gouvernance, l’équité et la consécration d’une communication positive entre les différentes composantes et acteurs de développement.

Il convient de noter que la 2ème session du festival national de Mermoucha a enregistré une grande affluence du public, d’autant plus que ses séquences artistiques ont couvert tous les types de musique et ont satisfait tous les goûts et ce, dans un souci de consacrer la diversité qui caractérise l’identité marocaine unifiée autour des constantes intemporelles de la nation.

Hommage rendu à des acteurs locaux et à des élèves brillants

Fidèle à une tradition louable qu’il a instituée lors de sa première édition, la 2ème édition du festival national de Mermoucha a rendu hommage à plusieurs acteurs locaux et à certains élèves brillants de la ville.

Ainsi, l’hommage rendu cette année a été le lot de :

– Dar Al-Koraan d’Immouzzer Mermoucha au sein de laquelle 20 étudiants apprennent par cœur le Saint Coran, en la personne de son président M. Ahmed Essadik ;

– Mme Zahra Tiklit, femme active dans le cadre de la Coopérative du tapis de Mermoucha ;

– L’élève Karima Massir, qui a obtenu une moyenne de 17,75 aux examens du baccalauréat (branche sciences physiques) ;

– l’élève Mohamed Charou, qui a obtenu une moyenne de 16,99 aux examens du baccalauréat (branche sciences physiques).

Le certificat et la bourse attribués à ces deux élèves ont été remis à leurs parents.

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