Amzazi : Les technologies spatiales, un outil incontournable pour le développement économique et durable du continent africain

 

Saïd Amzazi, ministre de l’Education nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a affirmé, vendredi dernier à Rabat, que les technologies spatiales constituent désormais un outil incontournable pour réaliser le développement économique et durable du continent africain.

Dans une intervention au cours de la 8ème session de la réunion du Conseil d’administration du Centre régional africain de sciences et technologies spatiales en langue française relevant des Nations Unies, M. Amzazi a précisé « nous vivons aujourd’hui un moment crucial dans le développement des technologies spatiales et de la politique de la libre publication des données géo-spatiales, ce qui bénéficierait à nos pays en termes de gestion durable du territoire ».

Amzazi, qui occupe le poste de Président du Conseil d’administration du Centre régional africain des sciences et technologies spatiales en langue française, a souligné que cette réunion du Conseil d’administration coïncide avec la commémoration du cinquantenaire de la première conférence des Nations Unies sur l’exploration spatiale extérieure et ses usages à des fins pacifiques, qui se tiendra à Vienne (du 18 au 23 juin courant).

Amzazi a souligné que le Centre régional africain des sciences et technologies spatiales en langue française, qui participera à cette réunion commémorative, y exposera son « riche » bilan en matière de renforcement des capacités dans le domaine des technologies spatiales, notamment au profit des pays africains et avec le soutien du Royaume.

Par ailleurs, M. Amzazi précisé que l’observation spatiale de la Terre répond à l’ensemble des objectifs de développement durable, notant que l’accès aux technologies de l’information et de la communication et aux services du système mondial de détermination des positions par satellite (GPS) constitue un élément essentiel de nature à favoriser l’intégration et l’accélération des trois piliers du développement durable et permet de fournir des services et la connectivité au profit des personnes dans des domaines vitaux pour atteindre les objectifs du développement durable.

Après avoir rappelé le déficit de données fournies par les satellites avant l’année 2005, qui étaient très chères et indisponibles, M. Amzazi a relevé le flux important de ces données aujourd’hui, d’une manière libre et gratuite à travers de nombreux programmes spatiaux.

Dans ce sens, M. Amzazi a souligné que les Etats membres du Centre régional africain des sciences et technologies spatiales assument la responsabilité de renforcer les formations en matière des sciences et technologies spatiales et d’améliorer la qualité de l’expertise, en mettant du personnel hautement qualifié à la disposition du Centre et en adoptant de nouvelles méthodes d’enseignement, en coopération avec les organisations régionales et internationales.

Cette session du Conseil d’administration du Centre régional africain des sciences et technologies spatiales a été l’occasion de dresser le bilan des activités du Centre lors la 7ème session du Conseil tenue à Nouakchott en septembre 2016 et d’examiner les orientations du programme d’action 2018-2019 du Centre et les moyens dont il dispose pour qu’il puisse faire face aux contraintes.

Ont pris part à cette session du Conseil d’administration, les représentants des Etats africains membres du Centre et la représentante du Bureau des affaires spatiales relevant des Nations Unies.
Il est à rappeler que Centre, qui a été créé en avril 1998, a organisé 23 sessions de formation dans le domaine des sciences et technologies spatiales auxquelles ont pris part 368 stagiaires issus de 22 pays et ce, sur la base d’un programme élaboré par des experts internationaux.

 

 

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