La hausse des prix et la baisse du pouvoir d’achat des citoyens », au centre d’une question orale présentée par le M. Al Ahmadi au nom du Groupe Haraki à la Chambre des Représentants

La hausse des prix et la baisse du pouvoir d’achat des citoyens ont fait l’objet d’une question orale d’actualité, présentée par M. Abdelhakim Al Ahmadi au nom du Groupe Haraki à la Chambre des Représentants.

Dans ce cadre, M. Al Ahmadi s’est interrogé sur les raisons des augmentations successives des prix et sur les mesures que le gouvernement entend prendre pour préserver la stabilité des prix des produits de consommation et soutenir le pouvoir d’achat des citoyens.

Commentant la réponse du ministre à cette question, M. Al Ahmadi a souligné que 480.000 Marocains vivent dans l’extrême pauvreté, alors que la classe moyenne emprunte une courbe décroissante pour rejoindre la classe des démunis, indiquant que cela est dû bien évidemment à la hausse des prix des principaux produits de consommation de base dont ont besoin les citoyens, et non seulement des denrées alimentaires, alors que les salaires sont gelés.

Al Ahmadi a souligné, par ailleurs, que « certes, de nombreux produits sont soumis à la liberté des prix et de la concurrence, mais il est nécessaire de contrôler cette liberté afin que les prix ne se transforment pas en « ogre sauvage » qui assèche les poches des Marocains ».

Après avoir appelé le gouvernement à contrôler les vraies raisons de ces hausses exponentielles, en particulier des prix des hydrocarbures, M. Al Ahmadi a ajouté « lorsque la facture des hydrocarbures augmente, la facture de tous les produits de consommation augmente », indiquant que « le gouvernement est appelé par conséquent à s’asseoir avec les propriétaires des sociétés d’hydrocarbures afin de trouver une solution pour réduire les prix ».

Al Ahmadi a poursuivi « il est nécessaire d’activer le Conseil de la Concurrence et de mettre en œuvre la loi relative à la liberté des prix et à la concurrence qui stipule la nécessité de prendre des mesures pour rétablir l’équilibre du marché, surtout quand il s’agit d’une hausse exorbitante des prix ».

Al Ahmadi a conclu en affirmant qu’il n’y pas de mal à procéder à l’évaluation d’une politique quelconque dans la perspective de sa révision », appelant à accélérer la prise de mesures sociales vigoureuses afin de renforcer le pouvoir d’achat qui se rétrécit de jour en jour et ce, afin d’éviter toute tension sociale indésirable.

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